Critiques BD!
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Philippe Grenier
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Présentation de l'éditeur
Une étrange alchimie entre cruauté et romantisme.
À Dawson City, Bonnie, l'enfant de la vengeance, est élevée dans le "claim" (l'exploitation de minerai d'or) acheté par Robert Lynch. En grandissant, elle deviendra une véritable "fille du Yukon", fiancée à un jeune amérindien. Sa nouvelle vie ne lui fera pourtant pas oublier son père et sa mère, qui n'échapperont pas à leur destin tragique.
Philippe Thirault a l'écriture acide et se plaît à jeter ses personnages dans les affres de l'amour et de la vengeance au coeur d'une nature implacable, servie par le dessin réaliste de Sinisa Radovic. On pense bien sûr aux westerns désenchantés de Clint Eastwood, comme "Josey Wales hors-la-loi" où le héros embarque dans son sillage une cohorte de personnages hétéroclites et attachants.
Après un deuxième tome qui offrait une plage du récit un peu moins intéressante que celle proposée dans la première partie, les auteurs Philippe Thirault et Siniša Radović reviennent en force pour livrer, dans ce dernier chapitre de leur trilogie western, la suite et fin d'une histoire touchante. Le cours du récit s'étalant sur une période de près de vingt ans, les lecteurs auront tout le loisir de découvrir ce monde imaginé par Philippe Thirault, en suivant deux générations de protagonistes dans les territoires au climat peu accueillant du nord-ouest canadien.

Très bien dessinée par l'artiste Siniša Radović, puis mise en couleurs de façon inspirée Bertrand Denoulet, cette bande dessinée s'inscrit dans le répertoire des sagas western qui possèdent un accent beaucoup plus prononcé vers le roman graphique que les traditionnelles séries de Ranchers ou de Cowbows & Indians. En effet, à l'instar de la série tout public Buddy Longway, La Fille du Yukon offre l'occasion de suivre le cours des événements qui ont forgé la vie de quelques individus et de leurs familles respectives, et ce, de la fin du XIXe siècle jusqu'au début du XXe. Passant d'une génération à l'autre pour ce dernier volet, les auteurs réalisent la conclusion de ce triptyque d'une façon qui permet de clore toutes les parties du récit démarrées dans les deux premiers tomes, tout en offrant un déroulement intéressant à l'histoire, ainsi qu'une fin touchante pour couronner le tout.

En bref, tel un délicieux dessert à la fin d'un repas à plusieurs services, les auteurs ont décidément gardé le meilleur pour la fin, en réunissant magistralement les destins des deux jeunes gens illustrés en couverture.
½ /5Lien vers la critique du tome précédent de la série La Fille du Yukon:
Fille du
Yukon (La) T.2/3 Tête-CasséeAinsi que vers le premier volet d'une nouvelle série signée Philippe Thirault:
Rêve de
Jérusalem (Le) T.1/4 La Milice Sacrée
par Philippe Grenier
publié dans :
Critiques









