Critique 723 - Amours Fragiles T.3 Maria

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Philippe Richelle
Dessinateur : Jean-Michel Beuriot
Coloriste : Scarlett Smulkowski
Éditeur : Casterman
Collection : Un Monde

Taille : Grand format
Dépôt Légal : 08/2007
ISBN-10 : 2-203-39176-6
ISBN-13 : 978-2-203-39176-5
Nb Pages : 56
Prix de détail : 27.95$ (12.95€)

Genre : Roman Graphique; Guerre



Présentation de l'éditeur
1943. Après avoir tenté en vain de fuir le régime nazi, Martin, autrefois jeune étudiant en littérature en rébellion et en rupture de ban, sert l'Allemagne sous l'uniforme d'officier de la Wehrmacht, dans le sud-est de la France. Son affectation lui permet de continuer à protéger Katarina, son ancienne voisine d'autrefois, juive allemande réfugiée à qui il a fourni de faux papiers. Contraint de rejoindre l'Allemagne pour y enterrer son père, Martin découvre que la situation s'y est considérablement tendue. Déjà aux abois, pressentant les signes avant-coureurs d'une défaite annoncée, le régime nazi, de plus en plus paranoïaque et totalitaire, fait peser une pression considérable sur toutes les consciences, obsédé par la traque de l'ennemi de l'intérieur...

Pour cette série présentée au sein de la collection Un Monde des éditions Casterman, les auteurs Philippe Richelle et Jean-Michel Beuriot offrent l'occasion aux lecteurs d'avoir un nouvel aperçu des difficultés de la IIe Guerre Mondiale, non pas du point de vue des alliés, tel que bien souvent raconté, mais plutôt de l'intérieur même de l'Allemagne dirigée par l'infâme Adolf Hitler. Ce dernier, en tant que psychopathe démagogue et despotique de première classe, réussissait à conserver une popularité presque aveugle du côté de la population allemande abusée, tandis que dans les coulisses, brûlaient à feux ardents d'innombrables familles juives. Cependant, bien que les Nazis étaient généralement allemands, l'inverse était loin d'être vrai, si bien que la Gestapo avait aussi le mandat de traquer les contestataires du parti tout comme s'ils étaient les ennemis du peuple! shock

Afin de présenter un cadre dans lequel les lecteurs peuvent facilement s'attacher aux protagonistes, le scénariste Philippe Richelle a conçu son récit autour d'une groupe d'étudiants qui, issus d'origines et de classes de la société différentes, voient arriver au pouvoir un jeune Hitler manipulateur et trompeur. C'est ainsi que l'on suit, depuis le début des années 1930, Martin, Katarina, Maria et le reste de leurs amis dans un grand roman graphique touchant qui permet de voir, sous un nouvel angle, les effets au sein même du peuple allemand des directives hargneuses du parti Nazi. neutral

Alors que l'on se réjouit de la sortie de ce troisième tome selon un délai raisonnable, par rapport à ce qui avait été observé entre les deux premiers albums, il est fortement conseillé de relire les deux épisodes parus précédemment avant d'entamer la lecture de celui-ci, et ce, dans le simple but de se rafraîchir la mémoire des divers petits détails énoncés tout au long de cette fresque. Illustrées avec soin par Jean-Michel Beuriot et mises en couleurs dans un respect très apprécié des ambiances de l'époque et de l'histoire en général, les 54 planches de cet épisode invitent le lecteur à prendre un peu de recul par rapport à la relation entre Katarina et Martin, afin de mettre l'emphase sur les événements touchant Marie, l'ex-petite amie de ce dernier. Voilà donc un nouveau tome qui mérite une attention particulière, à la fois pour son originalité que pour l'intérêt qu'il suscite. wink

ok ok ok ½ /5

Liens vers les critiques des tomes précédents de Amours Fragiles:
arrow Amours Fragiles T.1 Le Dernier printemps
arrow Amours Fragiles T.2 Un été à Paris

Publié dans Critiques

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