Critique 742 - Dantès T.1 La Chute d'un trader

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Pierre Boisserie & Philippe Guillaume
Dessinateur : Erik Juszezak
Coloriste : Juliette Nardin
Éditeur : Dargaud

Taille : Format normal
Dépôt Légal : 09/2007
ISBN-10 : 2-2050-5945-9
ISBN-13 : 978-2-2050-5945-8
Nb Pages : 56
Prix de détail : 16.95$ (9.80€)

Genre : Polar/Thriller; Finances



Présentation de l'éditeur
Paris, de nos jours. Une soirée de gala est organisée, réunissant tout le gratin de la finance. Parmi les invités, un certain Christopher Dantès qui a fait fortune mais dont personne ne connaît vraiment le passé. Et pour cause...

On découvre alors comment, des années auparavant, un jeune trader brillant, Alexandre Félipe, s'est retrouvé impliqué dans un immense scandale, provoquant un mini krach boursier. Employé par la BGCI, Alexandre est en effet amené à couvrir les opérations hasardeuses d'un collègue et ami, Thierry Minez, perturbé par une vie agitée. Mais les pertes sont de plus en plus lourdes et compliquées à dissimuler à leur employeur et leurs clients, d'autant qu'un audit est demandé et qu'une journaliste met son nez dans leurs affaires...

C'est là qu'il comprendra peu à peu qu'il a lui-même été victime d'une machination...


Après Yves Sente et Grzegorz Rosinski qui, avec leur majestueux diptyque La Vengeance du Comte Skarbek, ont offert une nouvelle formulation de l'excellent récit Le Conte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas, voilà que Pierre Boisserie, aidé de Philippe Guillaume, et Erik Juszkezak se lancent à leur tour dans cette aventure créatrice en abordant le sujet dans un cadre financier plus récent, soit celui de la bourse de la fin du XXe siècle! winkthumb

En effet, avec le premier volet de cette nouvelle série, les auteurs projettent leurs lecteurs dans le monde boursier de 1989 afin de relater la chute libre d'un jeune trader nommé Alexandre Dantès (un nom amusant lorsqu'on constate que le prénom correspond à celui d'Alexandre Dumas, et que le nom de famille est tip top celui du personnage d'Edmond Dantès, alias le Comte de Monte-Cristo!). Suite à la mise en marché de quelques de transactions erronées, Alexandre prend des risques afin de couvrir ses positions sur des achats et des ventes à terme du CAC 40 (Cotation Assistée en Continu de 40 des 100 titres les plus importants de la Bourse de Paris), sans oublier que son meilleur ami Thierry Minez n'aide pas la cause en effectuant, à répétition, exactement l'inverse des commandes qui lui sont demandées! Mais pourquoi le mauvais sort semble-t-il s'acharner sur ce pauvre Dantès? chepas

Dès le premier regard, il devient clair que la qualité du dessin d'Erik Juszezak est à la hausse depuis la réalisation du premier tome de Narvalo. En effet, mises en valeur par la coloration soignée et efficace de Juliette Nardin, ses planches consistent en un excellent véhicule servant à communiquer ce récit prenant de Pierre Boisserie, lequel bénéficie de l'expertise dans le domaine des affaires de Philippe Guillaume, chef du service financier du plus grand quotidien économique, Les Échos. Ainsi, avec une réalisation tout aussi solide que l'intrigue imaginée par les scénaristes, c'est sans doute avec une grande impatience que de nombreux lecteurs attendront la parution de Six années en enfer, la suite et fin du premier cycle de cet excellent polar! winkthumb2

ok ok ok ok /5

Lien vers la critique d'un autre album dessiné par Erik Juszezak:
arrow Narvalo T.1 Mercenaires princiers

Ainsi que vers celle du deuxième volet de la série La Vengeance du Comte Skarbek:
arrow Vengeance du Comte Skarbek (La) T.2 Un coeur de bronze

Publié dans Critiques

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