Critiques BD!
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Philippe Grenier
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Présentation de l'éditeur
743 urbe condita (11 avant J.C)
« De tous les peuples de l'Empire, les Germains sont les plus braves » aurait pu déclarer Drusus, à qui a été confiée la délicate mission de soumettre les irréductibles barbares de Germania. Le combat terminé, le Prince Sigmar « offre » son fils Ermanamer en otage aux Romains. César confie l'éducation de ce jeune barbare chevelu au fidèle Titus Valerius Falco, qui a justement un fils du même âge, Marcus, qui lui aussi aurait bien besoin d'une éducation digne de ce nom. Entraînement complet et discipline de fer : les deux jeunes garçons affrontent ensemble les terribles épreuves auxquelles les soumet leur entraîneur, ancien légionnaire. Au fil de ces expériences éprouvantes, le jeune Romain insolent et le Germain au sang chaud transforment leur haine réciproque en profonde amitié. Surtout quand ils découvrent ensemble les charmes irrésistibles de la gent féminine...
On connaît bien Enrico Marini en tant que dessinateur, ce dernier ayant superbement réalisé les 5 tomes de Rapaces sur des scénarii de Jean Dufaux, ainsi que le diptyque L'étoile du désert et les huit albums de Le Scorpion en collaboration avec Stephen Desberg. Justement, à la parution du huitième tome de cette dernière série, le scénariste avait laissé entendre que la formule Le Procès Scorpion avait été élaborée pour la raison que l'artiste était en train de travailler sur un projet personnel.

Ce projet, le voici!
Prenant place à Rome au tout début du premier millénaire, ce récit
relate la jeunesse et la rencontre de deux jeunes hommes. Le premier, fils de chef de tribu germanique, et l'autre, un garçon né de père romain et d'une mère germanique. Élevés à devenir d'honnêtes
et courageux romains, les deux jeunes protagonistes verront leurs destinés se lier à la fin de leur adolescence d'une curieuse façon. Mais perdurera-t-elle envers et contre tous, et ce, malgré
leurs origines si différentes? 
Exactement comme on pouvait se l'attendre, ce premier volume est encore une fois superbement dessiné et mis en couleurs par Enrico Marini. En fait, si surprise il y avait à avoir, elle proviendrait sûrement du fait que l'on en vient rapidement à se demander pourquoi l'artiste a tant attendu avant de proposer son propre scénario pour une série? Ce dernier présente en effet une histoire stimulante découpée de façon fort intéressante, en effectuant des sauts temporels clairs et faciles à suivre. Cette méthode de composition du récit permet ainsi aux lecteurs de découvrir une succession d'événements ayant contribué à forger le caractère et la personnalité des protagonistes.

En bref, voilà un départ remarquable dans le domaine de la scénarisation pour l'artiste italien Enrico Marini, amis aussi le début d'une aventure qui ne manquera pas de captiver les amateurs de la série télévisée Rome.
½ /5Liens vers les critiques des trois derniers tomes de la série Le Scorpion:
Scorpion
(Le) T.6 Le Trésor du Temple
Scorpion
(Le) T.7 Au Nom du Père
Scorpion
(Le) T.HS Le Procès Scorpion
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Pas beaucoup de BDs sur votre site, mais merci pour le lien quand même :)