|
Scénariste : Christian Flamand
Dessinateur : Julien Flamand
Coloristes : Muriel Dutertre & Julien Flamand
Éditeur : Akileos
Taille : Grand format
Dépôt Légal : 01/2008
ISBN-10 : 2-915168-76-8
ISBN-13 : 978-2-915168-76-1
Nb Pages : 56
Prix de détail : 26.95$ (14.00€)
Genre : Biographique
|
|
Présentation de l'éditeur
Un mois de vacances, perdu en plein Morvan chez des gens que je ne connaissais pas ? Tout avait pourtant si bien commencé...
Démarrant sur une thématique onirique fort sympathique relatant les peurs injustifiées de l'enfance face au changement et à l'inconnu, cette bande dessinée réalisée par l'auteur à titre
autobiographique effectue un brusque changement de direction après la première partie de l'histoire. En effet, après avoir présenté le cadre d'une expérience estivale enrichissante de sa jeunesse
auprès de Pépé Marius et Mémé Marie-Louise, l'auteur poursuit son histoire avec son retour quelques années plus tard à la fermette, mais cette fois-ci en tant qu'invité chez de nouveaux hôtes, soit
Dédette - la fille de Marius et Marie-Louise - et son mari Marcel.
Tandis que le début laisse présager une jolie et amusante histoire que l'on aurait un plaisir à raconter aux jeunes enfants avant l'heure du dodo, le développement du récit amène le lecteur sur une
voie incertaine tandis que le comportement des nouveaux propriétaires de la fermette envers les enfants devient de plus en plus douteux. On s'attend ensuite à ce qu'une certaine forme de conclusion
positive au récit se présente vers la fin de l'album, mais au lieu de cela, l'histoire arrête en queue de poisson, sans offrir la moindre pensée moralisatrice ou une quelconque situation de
rétribution pour clore le récit. Malgré la présence d'un épilogue de deux pages à la suite de l'histoire, la sensation d'inachevé continue de se faire ressentir.
En fait, après la lecture de cette bande dessinée, le lecteur restera avec un fort sentiment de perplexité, tandis que le but visé par cet album est tout à fait contraire à la nature de public
qu'il vise. En effet, autant le joli dessin expressif et mignon que les réflexions faites par les protagonistes intéresseraient clairement de jeunes lecteurs, toutefois, la forte saveur de
règlement de comptes ou d'exorcisation de démons qui transparaît dans l'histoire, tout à fait dans la lignée de celle présentée dans
Pourquoi j'ai tué Pierre, en fait un album peu
conseillable aux jeunes lecteurs.

/5
Par Philippe Grenier
-
Publié dans : Critiques
-
0
-
Recommander