Critique 907 - Aleph-Alif

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Ignacio Rodriguez Minaverry
Dessinateur : Ignacio Rodriguez Minaverry
Coloriste : <Aucun> - Noir & Blanc
Traduction : Benjamine des Courtils
Éditeur : Emmanuel Proust
Collection : Atmosphères

Taille : Format ¾, couverture souple
Dépôt Légal : 03/2008
ISBN-10 : 2-84810-155-5
ISBN-13 : 978-2-84810-155-2
Nb Pages : 96
Prix de détail : 35.95$ (17.90€)

Genre : Historique; Chronique



Présentation de l'éditeur
A la fin des années 60, une jeune juive d'origine espagnole - qui ressemble étrangement à Jean Seberg, l'actrice fétiche de Godard, part sur les traces de son passé. Pour connaître la réponse au mystère qui entoure la mort de ses parents, elle se rend en Palestine. Alternant documents d'archives et scènes romanesques, l'auteur réalise l'émouvant portrait d'une jeune femme affranchie des conventions de l'époque et qui refuse la guerre pour mener une vie "à l'européenne".

Munie d'une couverture épurée et offrant un dessin clair et agréable à consulter, cette nouvelle bande dessinée publiée aux éditions Emmanuel Proust propose aux lecteurs de suivre la destinée d'une jeune espagnole en terres palestiniennes à la fin des années 1960. Ayant quitté son pays d'origine pour suivre son amant et enquêter sur son passé familial, la jeune femme entame un parcours qui l'amènera jusqu'en Égypte, et lors duquel elle accumulera quelques bribes d'informations diverses concernant la mort de ses parents. sherlock

Alors que l'histoire relatée démarre sur un ton plutôt intimiste entre la demoiselle et son conjoint, le cours des événements dépeints fait en sorte de changer plutôt drastiquement le ton du récit, tandis que démarre la quête du protagoniste, et que s'immiscent au sein des planches des messages voués à partager la culture et le mode de vie des habitants en bordure des frontières arabes. Ainsi, alors que l'on s'attend à découvrir des faits intéressants ou touchants pour la majeure partie du lectorat, on se voit inviter à être témoins d'une forme d'apitoiement sur le sort des personnages qui est traduite par l'expression d'une inébranlable fatalité de la vie. frown

En fait, alors que le dessin finement travaillé s'avère être très invitant, le récit relaté ennuie rapidement le lecteur qui peine à sentir un attachement ou un rapprochement au personnage principal. Dommage... sad

no ½ /5

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