Critique 950 - Sept Cavaliers T.1 Le Margrave héréditaire

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Jacques Terpant d'après Jean Raspail
Dessinateur : Jacques Terpant
Coloriste : Jacques Terpant
Éditeur : Robert Laffont

Taille : Grand format
Dépôt Légal : 05/2008
ISBN-10 : 2-221-10725-X
ISBN-13 : 978-2-221-10725-6
Nb Pages : 48
Prix de détail : 21.95$ (12.95€)

Genre : Thriller; Fantastique



Présentation de l'éditeur
Il en fallait de l'audace et du talent pour oser mettre en images le chef-d'oeuvre de Jean Raspail...

1986, sur les ondes, au cours d'une célèbre émission littéraire, Jean Raspail parle de son dernier livre Qui se souvient des hommes. Il y salue la mort d'un peuple, les Alakalufs, derniers Indiens de la Terre de Feu, et lui offre une survie dans notre mémoire. De l'autre côté du "transistor", Jacques Terpant, penché sur sa planche à dessin, dresse l'oreille et se précipite en librairie. Petit à petit l'idée d'adapter en bande dessinée l'un des ouvrages de l'écrivain fera son chemin. Ce sera Sept cavaliers...

Prospère et lumineuse autrefois, la Ville est presque abandonnée. Le télégraphe a été coupé. Plus aucun train n'arrive à la gare, ni plus aucun navire au port. La population s'est enfuie. Des bandes incontrôlées errent à travers le pays. Du monde extérieur aucune nouvelle ne parvient plus depuis déjà de nombreux mois. C'est la vie qui s'en est allée. Le souverain héréditaire ne règne plus que sur son château et sur une poignée de fidèles que l'ombre est sur le point d'effacer... Pour rompre ce mortel ensorcellement, sept cavaliers quittent la ville au crépuscule. Commence alors le plus étrange des voyages...


Auparavant, ils étaient des milliers. Aujourd'hui, il ne reste que quelques dizaines d'hommes dans la cité fortifiée du roi des Margraves, car peu à peu, les gardes délaissèrent leurs postes tandis que les habitants abandonnaient leurs demeures. La raison n'est pas vraiment claire, sinon que depuis plus de six mois, aucun visiteur, ni aucune nouvelle du monde extérieur n'a franchi les enceintes de la ville, si bien qu'aucune marchandise fraîche n'est provenue des lieux avoisinants. Après plusieurs échecs, une nouvelle mission d'investigation est lancée, propulsant ainsi sept hommes, sept cavaliers, vers leur ultime destinée... shock

Cette nouvelle oeuvre, inspirée d'un roman de Jean Raspail et parue au sein de la collection née de la dernière initiative de l'éditeur Robert Laffont, soit celle de se tailler une place dans le monde de la bande dessinée franco-belge, se distingue incontestablement des autres parutions récentes d'abord par son aspect graphique, mais ensuite, par le type d'atmosphère qui s'en dégage. De fait, à la lecture de cet album, le lecteur se retrouve plongé dans un monde rempli d'incertitudes quant à la survie même de ce peuple autrefois fier et puissant. C'est ainsi que, dès les premières pages lues, l'angoisse et l'incompréhension ressenties par les quelques habitants restants de la cité sont communiquées, tout en prenant soin de garder le lecteur au même niveau que les protagonistes alors que les faits sont graduellement définis ou expliqués. neutral

Illustrée avec grand soin par Jacques Terpant, auteur à qui l'on doit, entre autres, les cinq tomes de la divertissante série Pirates présentée au catalogue des éditions Casterman, cette bande dessinée offre l'occasion d'un intéressant moment de lecture lors duquel seront faites toutes les introductions nécessaires, mais sans toutefois lever complètement le voile sur la nature des événements à venir. Cet album constitue donc un opus d'ouverture, qui réussit très bien son objectif initial, soit de susciter l'attention et l'intérêt de ses lecteurs! smile

ok ok ok ½ /5

Lien vers la critique d'un autre tome récent réalisé par Jacques Terpant:
arrow Pirates: L'intégrale

Publié dans Critiques

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