Critique 57 - Black Op T.1

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Stephen Desberg
Dessinateur : Hugues Labiano
Coloriste : Jean-Jacques Chagnaud
Lettrage : Nadine Labiano
Editeur : Dargaud

Taille : Grand format
Dépot Légal : 02/2005
ISBN : 2-205-05491-0
Nb Pages : 48
Prix de détail : 23.95$ (13.00€)

Genre : Polar/Thriller; Espionnage



Synopsis du site de Dargaud
1945 : Floyd Whitman apprend que "ces salauds de communistes" ont tué son père - il n'est qu'un enfant, mais il décide de faire un jour partie de la CIA.

1965 : il fait ses premières armes en Inde, terrain privilégié de la guerre froide entre KGB et CIA. Un certain Vladen Nechkov l'aide à mener à bien la "livraison" d'un savant russe dissident.

2003, en Floride : il enquête sur Lazenby Corporation, un cabinet d'avocats qui magouille dans l'immobilier et la politique - il dissuade les gens de voter, surtout la population noire, à 80% démocrate - et cultive des liens avec la mafia russe de Brighton Beach. Et puis on retrouve Vladen Nechkov, alias Illitch, qui dirige maintenant la branche de Brighton Beach et soutient activement l'élection d'un président républicain.

L'Amérique tranquille de 2003 a triomphé de "l'Ogre Rouge", mais la mafia russe est devenue le groupe criminel le plus puissant, et certainement le plus violent du pays. A travers le destin d'un homme - jeune et plein d'illusions en 1965, nettement plus désabusé en 2003 -, on voit la CIA aider la mafia russe à renaître, dans les arrières-cuisines pas propres de l'empire américain. L'intrigue, passionnante, est soutenue par une construction parfaitement maîtrisée et très claire (bien que sophistiquée) et un dessin réaliste particulièrement efficace.

Une grande aventure d'espionnage digne des meilleurs thrillers hollywoodiens.


Le synopsis, savamment composé par Dargaud éditeur, offre un aperçu fort complet du fond sur lequel est composée la trame de l'histoire de Floyd Whitman, agent de la C.I.A. Truffée de flash-backs, cette première partie d'un thriller d'espionnage orchestrée par Stephen Desberg et illustrée par Hughes Labiano vient chercher le lecteur dès les premières planches de l'album. L'évolution parallèle de la jeunesse du personnage principal en mode semi narratif et de l'enquête en cours est clairement réussie, au point qu'aucune possibilité de confusion ne puisse en découler et diminuer la compréhension du lecteur.

En résumé, ce premier tome d'une série qui devrait, en théorie, voir son cycle se compléter en six albums, est une réussite prenante et agréable à lire avec un bon suspense intéressant à suivre. Un bémol toutefois, qui est en fait une question qui revient souvent quand à la découverte de tels albums: Pourquoi l'avoir publié en grand format au lieu du format classique de taille normale, plus facilement accessible à tous?

Enfin, un titre à ne pas manquer pour tout amateur des séries telles que Alpha, XIII et Largo Winch ou des lecteurs de Robert Ludlum!

ok ok ok ok /5

Publié dans Critiques

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article