Critique 210 - Section Financière T.1 Corruption

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Richard Malka
Dessinateur : Andrea Mutti
Coloriste : Luca Malisan
Editeur : Vents d'Ouest
Collection : Turbulences

Taille : Format normal
Dépot Légal : 01/2006
ISBN : 2-7493-0254-4
Nb Pages : 48
Prix de détail : 15.95$ (9.40€)

Genre : Polar/Thriller



Synopsis du site de Vents d'Ouest
Le très séduisant Eval Caïn, procureur et chef de la Section Financière, tient l'affaire du siècle. Alexis Serguei Ivanov, ancien président de la société russe PETROPROM, vient d'être repéré à Paris, un an après s'être volatilisé avec la subvention du Fond Monétaire International s'élevant à 250 millions de dollars. Alors qu'Eval mobilise son équipe et place l'homme sur écoute, Ivanov est sauvagement assassiné au Crillon par un commando qui ne fait pas dans la dentelle. Eval se lance alors sur la piste des deux seuls indices laissés par Ivanov : le numéro de la sulfureuse Irina Tesslova, directrice de la banque BFRD, et la carte de visite de l'avocate Ana-Amalia Guevarra. Mais « le malheur emprunte souvent des voix sinueuses pour atteindre ses victimes ». De manipulations en tentatives de meurtres sur témoins, l'enquête se poursuit sur un rythme effréné !

En guise de présentation, il convient mieux le lire l'extrait suivant de la première planche de l'album: "Après la débâcle de l'Empire soviétique, la Russie s'engagea dans un programme de privatisation forcée qui aboutit à un gouffre financier et social. Afin d'éviter à une puissance nucléaire de connaître l'humiliation d'une banqueroute et les tentations du chaos, le FMI lui accorda une aide de plus de 100 milliards de dollars. Pour l'essentiel, ces subventions ne firent qu'enrichir les mafias les plus diverses du pays...". Et c'est sur cette note que les auteurs invitent les lecteurs à se joindre à eux pour un récit d'enquête judiciaire menée par un jeune procureur et son équipe afin de retracer une somme disparue d'un quart de milliard de dollars.

Richard Malka, dont le deuxième tome de sa série politique L'Ordre de Cicéron vient tout juste de paraître au mois de mars dernier, prend une fois de plus le temps d'effectuer une parenthèse dans sa carrière d'avocat pour livrer un scénario où l'intrigue bien ficelée tient le lecteur captif jusqu'à la dernière page de l'album. Pour cette nouvelle série, le scénariste bénéficie de l'appui du dessinateur italien Andrea Mutti qui livre, quant à lui, de superbes planches où la qualité graphique s'étend de façon impressionnante jusqu'aux nombreux décors à la précision remarquable, et où la mise en couleurs de Luca Malisan communique toutes les ambiances et leurs nuances liées aux lieux visités par les protagonistes.

En résumé, ce premier opus permet une lecture sérieuse et complète, car l'album contient un épisode complet en soi. Il est toutefois à noter que cette lecture vise un lectorat informé, de façon à pouvoir aisément capter les diverses subtilités énoncées au cours du récit.

ok ok ok /5

Publié dans Critiques

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article