Critique 215 - Guilde (La) T.1 Astraban

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Miroslaw Dragan
Dessinateur : Oscar Martín
Coloriste : Oscar Martín
Editeur : Casterman
Collection : Grande Ligne

Taille : Format normal
Dépot Légal : 02/2006
ISBN : 2-203-39812-4
Nb Pages : 48
Prix de détail : 16.95$ (8.95€)

Genre : Aventure



Synopsis du site de Casterman
Alors qu'il vient tout juste de fêter avec force libations son admission au sein de la prestigieuse académie d'alchimie, le jeune et fougueux Astraban est amené à sauver in extremis la vie d'une jeune fille menacée de mort, grâce à quelques tours maladroits mais efficaces. Hélas, son élan chevaleresque lui vaut les pires déboires. Dès le lendemain, Astraban voit ses amis massacrés, et lui-même doit fuir des poursuivants acharnés à sa perte. Il trouve finalement refuge dans la demeure de celle qu'il a sauvée la veille au soir. Sans le savoir, Astraban vient de faire son premier pas dans La Guilde...

La première impression qui vient à l'esprit en ouvrant cet album est que le style de dessin rappelle énormément celui des films des studios Walt Disney. En effet, les personnages de l'histoire étant bien sûr tous des animaux, ceux-ci sont dotés d'une morphologique mi-humaine, mi-animale et possèdent des caractéristiques visuelles associées à leur comportement ou encore, à leur statut social. Ainsi, avec un bref premier aperçu, on pourrait croire que ce nouveau titre s'adresse à un public jeunesse, mais à la lecture son histoire au scénario sombre dans lequel les morts violentes se multiplient, il devient clair que ce n'est pas le cas!

Miroslaw Dragan, qui avait connu une absence du milieu de la bande dessinée depuis la parution, en novembre 2002, du titre Le Collectionneur, un premier album hors série de Sillage, effectue un retour en grande en 2006, alors qu'il signe deux parutions en quelques semaines chez Casterman. En effet, outre ce premier tome de La Guilde, il retrouve Jean-David Morvan pour co-scénariser une seconde nouvelle série: Helldorado! Ainsi, pour réaliser le premier de ces albums qui marqueront son retour, le scénariste s'associe avec le dessinateur barcelonais Oscar Martín, récipiendaire du Lifetime Achievement Award de Warner Bros. pour ses travaux sur la série de dessins animés Tom and Jerry. Ce dernier reprend le style qu'il a utilisé lors de la réalisation de son projet intitulé Solo pour offrir aux lecteurs un album aux dessins remarquablement attirants, et où le genre et les ambiances choisies sont en parfait contraste avec le scénario noir et complexe de l'auteur.

En bref, ce premier tome permet de mettre en place le canevas du récit qui devrait certainement se poursuivre sur plusieurs tomes. Les personnages aux intentions peu évidentes qui entourent le protagoniste complexifient un peu trop le scénario, au point où lors de certains passages, le lecteur ne sait plus sur quel pied danser. Enfin, ce tome est loin d'être ennuyant, avec de multiples scènes aux combats héroïques et aux rebondissements imprévus, l'intérêt est conservé jusqu'à la fin. Toutefois, on pourrait espérer une plus grande clarté dans le prochain tome, car à la fin de celui-ci, trop de questions demeurent sans réponse.

ok ok ½ /5

Publié dans Critiques

Commenter cet article