Critique 236 - Agence (L') T.1 Dossier Léda

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Jean-Claude & Agnès Bartoll
Dessinateur : Thomas Legrain
Coloriste : Laurence Busca
Éditeur : Casterman
Collection : Ligne Rouge

Taille : Format normal
Dépôt Légal : 05/2006
ISBN : 2-203-39242-8
Nb Pages : 56
Prix de détail : 18.95$ (9.80€)

Genre : Espionnage; Polar



Synopsis du site de Casterman
1945. Partout en Europe, les armées allemandes sont en déroute, abandonnant derrière elles matériel et butin. En Thuringe, c'est un fabuleux trèsor que découvrent ainsi les troupes alliées emmenées par "Ike" Eisenhower: des milliers de dessins et de toiles de maître systématiquement pillées par les nazis au fil des années de guerre. Parmi ces oeuvres, une pièce exceptionnelle: une représentation de la reine Léda par Le Tintoret. Dans la confusion des combats, le convoi qui transporte le tableau semble se volatiliser. Or, soixante ans plus tard, à la faveur de manoeuvres boursières autour du groupe WorldMedias, grande firme anglo-saxonne de communication, l'hommage pictural rendu par Le Tintoret à la beauté de Léda refait mystérieusement surface...

Un peu dans la même lignée de sujet que les T.12 et T.13 de Biggles, premières et deuxièmes parties du récit Feu sur la Provence qui furent l'objet de la 227e critique, cet album relate les événements liés à la disparition d'une collection d'oeuvres d'art peu de temps avant la chute du IIIe Reich.

Abstraction faite du fait que les protagonistes les plus âgés de ce récit sont présentés comme s'ils étaient dans la soixantaine plutôt qu'en tant qu'octogénaires, constituant une certaine forme d'anachronisme, l'intrigue présentée par Jean-Claude et Agnès Bartoll offre un intérêt certain, alors qu'elle est inspirée de faits réels. Le vol d'oeuvres d'art et leur rapatriement en sol nazi durant la Deuxième Guerre Mondiale est un fait bien connu et dénoncé ouvertement depuis plusieurs années, et ce, sous plusieurs formes, l'une de celles-ci étant le cinéma avec la production The Train du réalisateur John Frankenheimer, mettant en vedette Burt Lancaster et Jeanne Moreau.

Thomas Legrain, dessinateur avec lequel les Bartoll ont collaboré pour les deux albums de Mortelle Riviera, livre ses planches avec un trait encore un peu incertain, mais travaillées avec un effort évident, et grâce à la mise en couleurs vivante de Laurence Busca, le lecteur aura tôt fait de se concentrer sur le récit plutôt que de chercher des noises aux travail de l'artiste.

En résumé, cette première aventure de L'Agence est une bonne bande dessinée qui saura, sans aucun doute trouver son public appréciateur. wink

ok ok ok /5

Critique des autres albums du même sujet:
arrow Biggles T.12 Feu sur la Provence, Partie 1: Alerte à Marignagne
arrow Biggles T.13 Feu sur la Provence, Partie 2: La Collection Stein

Publié dans Critiques

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