Critique 266 - IAN T.1 Un singe électrique

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Fabien Vehlmann
Dessinateur : Ralph Meyer
Coloriste : Ralph Meyer
Éditeur : Dargaud

Taille : Format normal
Dépôt Légal : 06/2003
ISBN : 2-87129-518-2
Nb Pages : 48
Prix de détail : 16.95$ (9.45€)

Genre : Science-Fiction; Anticipation



Synopsis du site de Dargaud
Les professeurs Joseph Remsky et Claire Neyman travaillent depuis dix ans sur un nouveau prototype d'androïde doté d'intelligence artificielle. Mais les investisseurs de l'AIRI (Artificial Intelligence Research Institute) s'impatientent : IAN, l'androïde le plus perfectionné et le plus controversé - parce que trop humain - doit être testé sur le terrain dans les plus brefs délais. Justement, une mission se présente, dont est chargée l'unité 21 de la 'Special Rescue Section', dirigée par le commandant Saul, un black diplômé de Harvard, réputé pour son efficacité - et par ailleurs de très mauvais poil parce que pas du tout emballé par la présence de Ian.

Il s'agit de sauver l'équipage d'un bathyscaphe qui a été percuté par une baleine au fond d'un cimetière de croiseurs nucléaires, et le commandant Saul sait que ce sauvetage sera particulièrement épineux.

Bien entendu, les gens de l'AIRI ont omis de préciser que Ian, « le singe électrique », est sujet à des crises au cours desquelles il se met à avoir des visions et à tenir des propos incohérents. Ian va-t-il tenir le coup ? Après tout, il n'a que onze ans, malgré son corps d'adulte, et à y mieux regarder, il semble bien sensible, mélancolique et vulnérable, parmi professionnels, (ou « experts » ou autre terme, mais on préfère éviter « têtes de lard » !) vouées aux missions impossibles.


Avec la parution récente du troisième tome de la série, il est plus que nécessaire d'accorder un peu d'attention à ces albums réalisés par Ralph Meyer sur des scénarii de Fabien Vehlmann. smile Ainsi, dès les premières pages de ce premier album, le protagoniste IAN, qui prête son nom à cette série, est introduit après des lecteurs. En fait, IAN n'est pas un prénom, mais un acronyme... pour Intelligence Artificielle Neuro-mécanique!

C'est donc dans un univers de science-fiction que les auteurs présentent ce récit au scénario classique comprenant quelques clichés inévitables, mais en demeurant toutefois intéressant à lire. En guise de support à cette histoire, Ralph Meyer livre 46 planches dans un style qui rappelle, au premier coup d'oeil, certains titres des années 70-80, dont les fameux albums de Luc Orient dessinés par Eddy Paape, ou encore certains des tomes de Bob Morane réalisés par Felicísimo Coria, des albums qui font généralement revivre un moment de nostalgie à leurs lecteurs. wink En effet, le type de cadrage des cases, ainsi que le grand nombre de celles-ci ayant une faible présence de décors, évoquent la méthode utilisée à l'époque pour la conception des classiques des éditions du Lombard.

En bref, cet album possède de belles qualités qui rendent sa lecture intéressante et sa réalisation classique en fait un titre qui plaira aux amateurs des grandes séries traditionnelles, telles que Bruno Brazil et les deux autres mentionnées plus haut. winkthumb

ok ok ok /5

Lien vers les critiques de certains autres tomes signés Fabien Vehlmann:
arrow Seuls T.1 La Disparition
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