Critique 269 - Quintos

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Andréas Martens
Dessinateur : Andréas Martens
Coloriste : Isabelle Cochet
Éditeur : Dargaud
Collection : Long Courrier

Taille : Grand format
Dépôt Légal : 03/2006
ISBN : 2-205-05777-4
Nb Pages : 56
Prix de détail : 26.95$ (13.50€)

Genre : Roman Graphique; Historique; Guerre



Synopsis du site de Dargaud
1937, la guerre civile fait rage en Espagne entre républicains et fascistes. Un petit groupe, constitué de plusieurs individus de nationalités différentes, part sur le front. Si leur cause semble la même (ils sont tous dans le camp de la démocratie), leur réaction face à cette guerre les divise peu à peu après l'attaque de leur camion. Isolés, ils doivent penser à leur propre survie...

Depuis plus de vingt-cinq ans, l'auteur Andréas Martens captive les amateurs du 9e Art avec ses récits fantastiques, composant ainsi les vingt-six albums de ses séries Rork et Capricorne, toutes deux publiées chez Le Lombard, ainsi que la série Arq, présentée par les éditions Delcourt. Aussi à cette maison d'édition, il a offert au public l'histoire de Cromwell Stone à raison d'un album par décennie pour compléter, en septembre 2004 - soit vingt ans après la publication du premier tome, le récit étrange du protagoniste. Aujourd'hui, avec Quintos, l'auteur s'associe pour la première fois de sa carrière productive avec les éditions Dargaud pour rejoindre les excellents artistes ayant publié une oeuvre de type One-Shot au sein de la collection Long Courrier.

Ainsi, accompagné de sa coloriste Isabelle Cochet, laquelle met en couleurs les albums de Capricorne depuis le tome 6, Andréas met en place un récit de 56 pages dans lequel se retrouve une section d'infanterie légère composée d'étrangers dont le seul point commun est le désir de lutter pour la liberté démocratique des habitants du pays. À travers un récit qui rappelle, en quelque sorte, le sort réservé à la section d'éclaireurs du film Aliens, l'auteur présente les sept protagonistes qui s'embarquent dans une lutte contre un ennemi beaucoup plus puissant qu'eux. Dès les premières pages de l'album, le rythme est instauré alors que la première manifestation de cet ennemi, encore invisible, arrive à bouleverser les plans ainsi que le moral de l'équipe hétérogène. Et, alors qu'il est d'un grand plaisir pour le lecteur de parcourir les planches imprégnées du style très particulier de l'auteur, le récit, quant à lui, devient rapidement prévisible, et le comportement des divers éléments de l'équipe fait en sorte qu'il est difficile de s'attacher aux personnages. Enfin, les dernières cases du tome sont dévoilées, et un sentiment partagé est ressenti. En effet, d'une part l'appréciation du dessin et des ambiances est incontournable, toutefois un inconfort s'installe suite à la lecture de la fin un peu trop téléphonée, malgré un développement intéressant du récit.

Bref, à bien peser le pour et le contre de cette oeuvre, elle se classe finalement parmi les albums à lire, sans toutefois être assez marquante pour obtenir une mention "Très bon".

ok ok ok /5

Lien vers les critiques de certains autres albums de la collection Long Courrier:
arrow Lie-de-Vin
arrow Marée Basse
arrow Mourir au paradis
arrow Voleurs de villes (Les)

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