Critique 289 - Ma voisine en maillot

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Jimmy Beaulieu
Dessinateur : Jimmy Beaulieu
Coloriste : <Noir et blanc>
Editeur : Les 400 Coups
Collection : Mécanique générale

Taille : Format 2/3, couverture souple
Dépot Légal : 02/2006 (1er trimestre 2006)
ISBN : 2-922827-21-6
Nb Pages : 60
Prix de détail : 12.95$ (10.00€)

Genre : Chronique urbaine; Quotidien



Synopsis du site de Dimedia
Si le sujet de « -22 degrés Celsius » était la solitude hivernale, « Ma voisine en maillot » est son parfait contraire. On y traite d'exubérance estivale et de rapports humains. Il s'agit d'une authentique bluette sentimentale.

Pendant une importante panne d'électricité, en plein coeur de l'été, deux jeunes montréalais vont enfin prendre le temps de se parler et passer un moment ensemble. Cette microscopique histoire d'amour sert de fil d'Ariane à une mosaïque d'ambiances qui se veulent le reflet d'un certain « art de vivre » montréalais. En effet, l'auteur porte un regard très « carte postale » sur sa ville adoptive.

Mais la véritable vocation du livre est probablement d'être une allégorie sur le vampirisme du travail et du divertissement sur nos vies contemporaines et l'état de béatitude dans lequel nous nous retrouvons lorsque nous réussissons à y échapper.


Depuis la parution en septembre 2004 de l'album Le Moral des troupes, les parutions de l'auteur Jimmy Beaulieu s'étaient faites plutôt rares, hormis évidemment sa participation fort appréciée à la traduction en parler québécois des dialogues dans le premier tome du Magasin général de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp. Ainsi, comme l'admet l'auteur dans un court récit illustré, présenté à la fin de cet album, les mois de novembre et décembre derniers ont été pour lui fort inspirants, et c'est lors de cette période qu'il a consacré toute son énergie à mettre au monde Ma voisine en maillot.

Avec cette histoire présentée en 50 planches, le lecteur a droit à un moment de la vie quotidienne de Simon, qui suite à une panne majeure d'électricité, quitte son boulot plus tôt afin de terminer sa journée chez lui. Chemin faisant, il croise une de ses voisines qui lui était auparavant tombée dans l'oeil, et prenant tout son courage à deux mains, se décide enfin de l'aborder. À l'aide de dialogues complétés des pensées des protagonistes, il est donné d'apprécier les premier moments de la rencontre entre Simon et Bernadette, qui ont été dépeints de façon très réaliste, mais surtout, avec beaucoup de sensibilité. smile

En résumé, d'une grande simplicité de trait, lié au rendu crayonné des planches, et rehaussée d'un très bon traitement des ombrages, cette histoire complète offre un bon petit divertissement aux amateurs de chroniques urbaines. wink

ok ok ok /5

Publié dans Critiques

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