Critique 290 - Amours Fragiles T.1 Le Dernier printemps

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Philippe Richelle
Dessinateur : Jean-Michel Beuriot
Coloriste : Jean-Michel Beuriot
Dessinateur de couverture : Denis Bodart
Coloriste de couverture : Scarlett Smulkowski
Editeur : Casterman

Taille : Grand format
Dépot Légal : 05/2001
ISBN: 2-203-38896-X
Nb Pages : 88
Prix de détail : 26.95$ (14.75€)

Genre : Roman Graphique



Synopsis du site de Casterman
Le dernier printemps est avant tout un roman d'amour. Martin Mahner, le héros, est un soldat de l'armée nazie posté dans le Sud de la France. Très vite on s'aperçoit qu'il est l'amant d'une "Française", Catherine, venue s'installer en ex-zone libre avec son mari Xavier Gance, quelques années auparavant. Notre héros narre son histoire. Redémarrant sur un flash-back, le récit nous plante à Berlin, dans le décor sinistre de l'Allemagne de la crise et de la montée du nazisme. Mahler est un lycéen brillant, féru de littérature et plutôt timide avec les filles. Son père est sympathisant des SS, quelques uns de ses camarades de classe aussi. Romantique et solitaire, Martin s'inscrit en faux contre les dérives politiques malsaines auxquelles s'abandonne son entourage.
Le docteur Braun et sa famille viennent s'installer dans la maison d'en face. Martin remarque immédiatement Katarina Braun, la fille du docteur.


Presque dix années après avoir présenté un premier récit où l'amour et la Deuxième Guerre Mondiale furent les sujets principaux de leur album (voir Rebelle T.1 Le Bruit des bottes), voilà que Philippe Richelle et Jean-Michel Beuriot relancent ces mêmes sujets, mais cette fois-ci, au lieu de se dérouler dans la ville occupée de Paris, c'est l'Allemagne d'avant-guerre qui fait office de contexte pour le premier épisode de cette histoire touchante.

Après un court avant-propos dont les événements ont lieu en 1942, les auteurs invitent leurs lecteurs à effectuer un retour en arrière de 10 ans, dans la grande ville de Berlin, à l'aube de l'élection du parti Nazi et du chancelier qui changea à jamais la perception étrangère de l'Allemagne, mais plus important encore, la vie de millions de personnes. En 1932, affaissé par la crise économique de la grande dépression qui suivit la chute des marchés boursiers de 1929, les idéologies allemandes sont divisées. Alors que certains prônent le mouvement communiste afin de permettre à tous de retrouver de l'emploi, de plus en plus de gens sont convaincus par les propagandes du parti Nazi et croient fermement que seuls les représentants de ce parti sauront remettre l'Allemagne sur ses rails. Le tournant aura lieu en janvier 1933, alors que Hitler est nommé chancelier par le président Hindenburg, hissant les Nazis au pouvoir, et donnant du coup carte blanche au Führer et à ses politiques d'antisémitisme. Martin, quant à lui, fils de militant Nazi, mais très peu préoccupé par la politique, découvre à son plus grand désarroi que le comportement social envers ses voisins judéo-allemands évolue de façon malsaine...

Le premier tome de cette série, pour laquelle il aura fallu attendre quatre ans avant de pouvoir en apprécier la suite, permet de découvrir une nouvelle vision des événements précédant cette horrible guerre. En effet, présenté à travers les yeux des protagonistes Martin et Katarina, et construit en tant qu'histoire d'amour quelque peu complexe entre les deux jeunes gens, ce récit historique relate avec précision les événements importants qui ont marqué l'Allemagne de cette époque. Avec ses 84 planches, cette bande dessinée offre, sur deux fois la quantité normale de pages, une histoire prenante qui ne manquera pas de toucher ses lecteurs. winkthumb

ok ok ok ok /5

Publié dans Critiques

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