Critique 308 - Palomar City T.1 Volume 1

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Beto (Gilbert Hernandez)
Dessinateur : Beto
Coloriste : <Aucun> - Noir et blanc
Lettrage : Amandine
Traduction : Nikola Acin
Éditeur : Seuil
Collection : Love and Rockets

Taille : Format normal, couverture souple
Dépôt Légal : 04/2006
ISBN: 2-02-084598-9
Nb Pages : 263
Prix de détail : 34.95$ (19.00€)

Genre : Chroniques Urbaines



Synopsis du site de Dimédia
Les planches regroupées dans Palomar City, écrites et dessinées par Gilbert Hernandez, ont été publiées pour la première fois dans le deuxième numéro du comics Love and Rockets, en 1982. La première histoire, en deux parties, intitulée Heartbreak Soup, fut comme un coup de tonnerre dans le monde de la bande dessinée : rien de semblable n'avait été fait jusque-là.

Palomar est un village latino-américain mythique. Sa population hétérogène ne cesse de tisser des liens sentimentaux, jusqu'à composer une sorte de comédie humaine à mi-chemin entre l'univers balzacien et l'esprit des telenovelas brésiliennes. Pour ses talents de conteur, Gilbert Hernandez fut souvent comparé aux grands écrivains réalistes sud-américains comme Gabriel Garcia Marquez ou Isabel Allende.

Ce premier volume de Palomar City suit la vie et les espoirs de ses habitants, depuis l'arrivée de Luba, la figure maternelle du village, jusqu'à son départ vingt ans plus tard.


Scénariste : Beto (Gilbert Hernandez)
Dessinateur : Beto
Coloriste : <Aucun> - Noir et blanc
Éditeur : Fantagraphics Books

Taille : Format normal, couverture cartonnée
Dépôt Légal : 07/2003
ISBN: 1-56097-539-3
Nb Pages : 512
Prix de détail : 49.95$ (39.95USD)

Genre : Chroniques Urbaines



Synopsis de Fantagraphics Books
In 1983, Hernandez started writing and drawing short stories in Love and Rockets about a little central American town called Palomar and the interconnected lives of its inhabitants. The "Heartbreak Soup" stories, as they were called, established his reputation, and this mammoth, hugely compelling book collects the first 13 years' worth of them. The earliest stories in the book owe more to magical realism and Gabriel Garcia Marquez than to anything that had been done in comics before. But in later pieces, like the harrowing "Human Diastrophism" and "Luba Conquers the World," Hernandez's style is entirely his own: brutally telegraphic (he can capture an entire emotionally complex scene in a single panel, then imply even more by abruptly cutting to the middle of a later scene), loaded with insight about the bumpy terrain of familial and sexual relationships, swinging wildly in tone between suffocating darkness and sunny charm. His characters have enormous, tangled family trees, and he gradually unfolds their histories: there are some plot developments he sets up a decade or more in advance. And for all the bold roughness of his drawing style, Hernandez is a master of facial expression and body language. He tracks dozens of characters across decades of their lives, and their ages and their distant family resemblances are instantly recognizable, as are their all too human dreams and failings. This is a superb introduction to the work of an extraordinary, eccentric and very literary cartoonist.

Love and Rockets #1La fratrie des Hernandez Bros, dont l'auteur de cet album fait partie avec ses frères Jaime et Mario, est à l'origine d'une immense saga romanesque débutée au début des années 1980, et qui se poursuit encore aujourd'hui. Avec le premier numéro de Love and Rockets publié en juin 1982, ils ont participé à la naissance de la maison d'édition américaine Fantagraphics Books, qui depuis a présenté près de 70 séries, dont plusieurs se sont mérité, avec répétition pour certaines d'entre elles, des nominations pour le prestigieux Will Eisner Comic Industry Award.

Avec pour cadre principal le petit village latino-américain de Palomar City, ainsi que ses quelque trois cent soixante habitants, les auteurs dépeignent avec sensibilité la réalité de la vie des représentants de cette classe sociale à la population sans cesse grandissante aux États-Unis. Choisissant de présenter les événements qui toucheront les habitants de ce village à travers Luba, une jeune et affriolante mère célibataire venant s'installer parmi eux, les auteurs font graduellement connaître à leur lectorat les protagonistes du récit, en ne lésinant pas sur les retours en arrière afin de bien communiquer la complexité des caractères de tous et chacun. Avec ce tome, offert en respectant le format de publication d'origine, lequel était en noir et blanc, le lecteur aura droit à une vingtaine de récits puisés parmi les cinquante numéros de la première série de Love and Rockets présentés de 1982 à 1995.

En bref, reprenant environ la moitié du volume intégral originalement publié en anglais sous le nom Palomar: The Heartbreak Soup Stories, ces récits ne toucheront malheureusement pas tous les lecteurs. Toutefois, ils représentent le début d'un mouvement marquant dans l'industrie de bande dessinée américaine.

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