Critique 316 - Interface T.2 Chasseurs de rêves

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Dominique Latil
Dessinateur : Sergi San Julián
Coloriste : Oriol San Julián
Éditeur : Dargaud
Collection : Fictions

Taille : Grand format
Dépôt Légal : 07/2006
ISBN: 2-205-05644-1
Nb Pages : 56
Prix de détail : 21.95$ (13.00€)

Genre : Anticipation



Synopsis du site de Dargaud
Suite à une dégénérescence biologique, les hommes sont incapables de rêver. De grands trusts qui contrôlent l'économie mondiale mettent au point une pilule permettant de rêver de nouveau et, surtout, de contrôler la population. Pourtant une poignée d'individus décident de se dresser contre cette manipulation.

Avec le premier tome intitulé Marchand de Rêves, les lecteurs avaient pu découvrir ce monde futuriste imaginé par Dominique Latil dans lequel les habitants doivent consommer hebdomadairement des cachets d'oxidrime - communément appelés PilRev - fabriqués par les Eberseimer Enterprises afin de maintenir une certaine forme de santé mentale. En effet, ces pilules permettent de régulariser les liaisons synaptiques du cerveau et ainsi rendre la possibilité au consommateur de rêver lors de son sommeil. Cependant, alors qu'Alex Vacendak effectuait son baptême dans la police en patrouillant un secteur tranquille, une folie générale touche tout à coup les habitants de ce quartier qui se lancent dans une furie meurtrière résultant en de nombreuses victimes, dont son coéquipier. Instantanément promu lieutenant par le commandant Cort, Vacendak devient le nouveau coéquipier de ce dernier, et à eux deux, ils entreprennent d'enquêter sur les raisons qui auraient bien pu pousser tous ces gens à un tel carnage. Les indices initiaux laissent supposer qu'un lot défectueux de PilRevs aurait pu être la cause, mais rapidement, le commandant évoque la possibilité d'un sabotage qui aurait été effectué par la Freespirit, principale compétitrice des Eberseimer Enterprises. Toutefois, même en tant que recrue inexpérimentée, l'enquête évolue un peu trop rapidement pour Vacendak...

Plus de deux ans après la parution du premier tome de ce récit d'anticipation aux multiples rebondissements, voici enfin le deuxième chapitre de cette série réalisée par le jeune barcelonais Sergi San Julián. Déjà le premier tome avait laissé entrevoir l'étendue du trait énergétique du dessinateur. Maintenant, avec cette nouvelle parution, en plus de démontrer une plus grande maturité de trait, il est d'autant plus clair que San Julián possède le sens inné pour l'illustration de bandes dessinées remplies de scènes d'action et de mouvements rapides. Avec pour base une histoire composée par Dominique Latil, qui reprend le thème d'une médication miracle nécessaire à tous et contrôlée par une multinationale, tel que présenté dans le film Johnny Mnemonic de Robert Longo, le dessinateur arrive à présenter le tout de façon intéressante et divertissante permettant d'amoindrir le choc laissé par la forte similarité dans la fondation du récit.

En résumé, cette histoire donne une forte impression de déjà vu qui pourrait avoir tendance a couler la série, cependant elle reste à flot grâce au dessin dynamique de San Julián. Aussi, avec sa conclusion prévue dans le prochain tome. il reste encore 46 planches de manoeuvre au scénariste pour revenir au bon port! wink

ok ok ½ /5

Lien vers la critique d'un autre tome scénarisé par Dominique Latil:
arrow Moréa T.4 Un parfum d'éternité

Publié dans Critiques

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