Critique 365 - Murena T.5 La Déesse noire

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Jean Dufaux
Dessinateur : Philippe Delaby
Coloriste : Jérémy Petiqueux
Éditeur : Dargaud

Taille : Format normal
Dépôt Légal : 06/2006
ISBN : 2-87129-762-2
Nb Pages : 56
Prix de détail : 16.95$ (11.00€)

Genre : Historique



Synopsis du site de Dargaud
Printemps 62. L'ambitieuse Poppée a pris la place de la belle Acté dans le coeur de Néron. Celui-ci se prépare à gagner la grande course de chars qui se disputera à Rome au Circus Maximus. La compétition se déroule, haletante, dangereuse. Contre toute attente, la victoire ne revient pas à l’empereur, mais à un mystérieux champion qui se révèle être une femme...

Depuis les premiers albums du cycle inaugural de cette excellente série historique, les auteurs Jean Dufaux et Philippe Delaby se sont établis une solide renommée en tant qu'auteurs d'oeuvres de fiction historique grâce à leur souci commun de l'exactitude des faits et détails ayant marqué le règne de Lucius Domitius Tiberius Claudius Nero, communément nommé Néron, qui fut empereur romain de l'an 54 à 68. Ayant repris le règne à suite de la mort de Claude, son père adoptif, les débuts du jeune empereur furent prometteurs, et ce, malgré les multiples drames de palais, dont l'assassinat en 55 de son demi-frère Britannicus, ainsi que celui de sa mère Agrippine en 59. Ce n'est que quelques années plus tard que Néron s'adonna à un despotisme probablement lié à la folie et qu'il condamna à mort des riches citoyens afin de remplir les coffres de l'état se vidant rapidement sous les extravagances impériales.

Le premier cycle, intitulé Le Cycle de la Mère, avait débuté peu de temps avant la mort de Claude et prit fin avec la mort d'Agrippine. Entre le cinquième tome et le précédent, les auteurs ont choisi de laisser s'écouler quelques années, reprenant le cours historique au printemps 62, alors que Poppée occupe désormais une place de choix auprès de Néron, au point même qu'il en a oublié la jolie Acté qui l'avait pourtant soutenue lors des événements difficiles de ses premières années de règne. Ainsi, après été témoins des actions manipulatrices et dévastatrices d'Agrippine, le lecteur peut maintenant assister à l'ascension de Poppée alors qu'elle tisse sa toile qui lui permettra de devenir impératrice aux côtés de Néron. evilgrin

Alors que ce cinquième tome démarre sur un nouveau cycle, il est quand même très important pour le lecteur d'avoir auparavant lu les quatre premiers chapitres du récit, car même si plusieurs années se sont écoulées depuis la fin du tome 4, les références aux personnages clé du cycle précédent sont très courantes, et même que plusieurs d'entre eux occupent toujours une place de choix dans la suite du récit. Au niveau du dessin, on ne peut que l'apprécier, car celui-ci est si complet et d'une précision tellement exemplaire, que l'on pourrait être tenté d'affirmer, et avec raison, qu'il est irréprochable! winkthumb

En bref, les auteurs de La Déesse noire continuent dans la voie de l'excellence qu'ils ont empruntée dès le premier tome de la série afin d'offrir un nouvel opus des plus intéressants et des plus édifiants! smile

ok ok ok ok /5

Lien vers la critique d'un autre ouvrage récent et scénarisé par Jean Dufaux:
arrow Jessica Blandy T.24 Les Gardiens

Publié dans Critiques

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