Critique 453 - Orchestre des doigts (L') T.1 Volume 1

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Osamu Yamamoto
Dessinateur : Osamu Yamamoto
Coloriste : <Aucun> - Noir & Blanc
Traduction : Marie Saskia Raynal
Éditeur : Milan
Collection : Kankô

Taille : Format A5, couverture souple
Dépôt Légal : 10/2006
ISBN-10 : 2-7459-2392-7
ISBN-13 : 978-2-7459-2392-9
Nb Pages : 262
Prix de détail : 19.95$ (11.00€)

Genre : Manga; Roman graphique; Historique



Synopsis du site de Dimédia
II est nécessaire de replacer le présent ouvrage dans son contexte historique [l'ère Taishô (1912-1925)], où la surdité était alors synonyme de « débilité mentale », surtout en ce qui concerne les enfants sourds de naissance. De nos jours, on ne met plus en doute l'aptitude innée de ces enfants au langage. Privés de l'occasion de le développer, le manque de communication (orale ou gestuelle) peut parfois générer un comportement agressif, qui est une forme d'expression, comme en témoignent les premières réactions du personnage d'Issaku.

En complément à cette fiction, et pour une meilleure compréhension des questions touchant à la surdité en France et à la LSF (Langue des Signes Française, pratiquée par les Sourds français), des spécialistes viendront apporter leur contribution par des articles sur ces questions dans chaque volume. Il faut également noter que la langue des signes utilisée dans ce manga est celle pratiquée au Japon mais diffère de la LSF.


Kiyoshi Takahashi est un jeune homme qui rêve de faire carrière dans la musique, au grand désespoir de son frère aîné, lequel a effectué de nombreux sacrifices depuis le décès de leur père, afin de lui offrir l'opportunité de bénéficier d'un enseignement supérieur dans les meilleures écoles de la région. Seulement, devant le refus catégorique de son frère à qui il avait imploré la permission de changer de voie d'enseignement afin d'aller étudier l'art musical en France, Kiyoshi choisit de fuir son domicile familial et devant le manque évident de ressources à sa disposition, se voit contraint d'accepter un emploi d'enseignement dans une école pour sourds-muets et aveugles. seehearspeak

À son arrivée à l'institut, il fait la rencontre de Issaku Toda, un jeune garçon turbulent et sourd de naissance, chez lequel il reconnaîtra une certaine forme de souffrance qui leur est mutuelle. C'est ainsi qu'Issaku et Kiyoshi suivront tous deux un parcours éducationnel qui leur permettra l'un et l'autre d'échanger d'abord des mots, puis des pensées, pour en venir à communiquer avec les autres élèves, et ce, grâce au pouvoir du langage des signes.

En guise de guide dans ce récit intensément passionnant et profondément touchant, le lecteur bénéficie de l'art graphique de Osamu Yamamoto, qui réalise 242 planches d'une belle qualité visuelle, mais qui surtout réussissent à communiquer avec brio les différences dans les méthodes d'expression des divers protagonistes. Raconté de façon à rendre le lecteur complice des événements dépeints, il devient rapidement clair qu'il sera impossible de poser ce tome sans l'avoir terminé, car d'un épisode à l'autre, l'attachement aux personnages se fait de plus en plus grand, et la curiosité envers la suite de l'histoire ne peut bien évidemment qu'aller de pair avec ce sentiment! winkthumb2

En résumé, ce premier tome, dont la suite devrait en principe être disponible au Québec au début du mois de mars 2007, permet de découvrir un récit solide et émouvant, dans un cadre fort peu connu du public. De plus, de par son format qui est approximativement la moitié de celui d'une bande dessinée régulière, mais tout de même deux fois celui des mangas petit format, il ne sera nullement nécessaire de plisser les yeux afin de lire le texte des phylactères! wink

ok ok ok ok ½ /5

Lien vers les critiques de trois autres tomes de la collection Kankô:
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Publié dans Critiques

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