Critique 634 - Vaincus (Les)

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Frantz Duchazeau
Dessinateur : Frantz Duchazeau
Coloriste : - Noir et blanc
Éditeur : Dargaud

Taille : Format ¾, couverture souple
Dépôt Légal : 06/2007
ISBN-10 : 2-205-05914-9
ISBN-13 : 978-2205-05914-4
Nb Pages : 168
Prix de détail : 31.95$ (18.00€)

Genre : Historique



Synopsis du site de Dargaud
Apoo est un chasqui, un messager royal qui parcourt les routes de l'empire inca. D'une nature solitaire, il parvient souvent à s'isoler dans la montagne en pensant à sa petite soeur qui vit recluse à Cuzco, au service de l'Inca. Lorsque les premiers conquistadors débarquent sur les côtes, Apoo est naturellement chargé de transmettre un message : des dieux étrangers sont arrivés à bord d'immenses radeaux en bois ! La prophétie du vieux sage K'anchay se réaliserait-elle ?...

Frantz Duchazeau, à qui l'on doit tout récemment les deux albums de contes intitulés Les Cinq Conteurs de Bagdad et Dieu qui pue, Dieu qui pète (et autres petites histoires africaines), met de côté temporairement le continent africain, qui lui a tant bien servi de cadre de fond pour ses récits, afin de traverser l'océan Atlantique et entreprendre un voyage dans le passé dans le but de relater un épisode dans l'arrivée des conquistadors en Amérique du Sud. neutral

Offrant une triste vision du sort pathétique qui fut réservé aux Incas par l'entremise d'un chasqui (un messager royal qui parcourt les routes de l'empire Inca), l'auteur fait part, et ce, sans ménagement, des actions violentes des envahisseurs, ainsi que de l'inaction embarrassante du peuple aborigène face à l'oppression sans cesse multipliée des espagnols en quête d'or et de richesses. Dans la même veine que la série Helldorado de Jean-David Morvan, Miroslaw Dragan et Ignacio Noé présentée aux éditions Casterman, le lecteur peut suivre la descente accélérée vers l'enfer des Incas, de façon dramatique et touchante. sad

Ainsi, à travers les observations et les inquiétudes du chasqui, lequel tente désespérément de retrouver sa soeur avant que l'ennemi ne détruise la ville où elle habite, il est possible d'apprécier les 166 planches de Frantz Duchazeau qui, présentées en noir et blanc, communiquent d'autant plus les ambiances dépeintes par l'auteur. En bref, voilà un album touchant qui vaut la peine d'être lu! winkthumb2

ok ok ok ½ /5

Lien vers la critique d'un autre album réalisé par Frantz Duchazeau:
arrow Dieu qui pue, Dieu qui pète (et autres petites histoires africaines)

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