Critique 669 - Songes T.1 Coraline

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Denis-Pierre Filippi
Dessinateur : Terry Dodson
Coloristes : Rebecca Rendon & Terry Dodson
Lettrage : Moscow Eye
Éditeur : Les Humanoïdes Associés

Taille : Grand format
Dépôt Légal : 12/2006
ISBN-10 : 2-7316-6283-2
ISBN-13 : 978-2-7316-6283-2
Nb Pages : 48
Prix de détail : 21.95$ (14.90€)

Genre : Fantastique; Érotique; Steam Punk



Présentation de l'éditeur
Le jour, la belle Coraline s'efforce d'égayer les journées de son jeune employeur. La nuit, elle visite le pays des songes à travers des rêves délicieusement coquins et agités...

Coraline est une charmante demoiselle qui se présente un jour devant le manoir d'un riche propriétaire. Venue postuler pour un poste de préceptrice suite à une annonce parue dans le journal, elle est reçue par une gouvernante un peu rêche et un majordome au regard lubrique qui l'engagent sur le champ afin de prendre soin et divertir leur jeune maître, Vernère. Celui-ci n'est encore qu'un enfant, mais un enfant à l'esprit génial et bouillonnant, toujours plongé dans ses livres ou ses inventions et ne s'amusant jamais. Le travail de Coraline consiste donc à essayer d'animer ses journées. Mais devant un Vernère tout de suite très désagréable et hautain, Coraline a du mal à se contenir. Elle va tout de même essayer de comprendre cet étrange enfant, tout en découvrant peu à peu l'univers insolite et surprenant du manoir dont l'ambiance nocturne semble si propice au rêve...


Le moins que l'on puisse dire au sujet du premier volet de cette histoire, est que l'artiste américain Terry Dodson n'aurait certainement pas pu mieux faire afin d'effectuer un saut vers la réalisation de bandes dessinées franco-belges. En effet, le dessinateur, étant surtout connu pour son talent à dessiner les femmes, a partagé son temps entre la réalisation des épisodes de la série Wonder Woman, sur lesquels il travaille avec sa femme Rachel pour le compte de la maison DC Comics, et celle des 54 superbes planches qui constituent ce tome grand format. smile

Rejoignant ainsi l'un de ses compatriotes (John Cassaday) aux éditions Les Humanoïdes Associés, Terry Dodson s'associe avec le scénariste Denis-Pierre Filippi, afin de tenter l'expérience de travailler pour une maison d'édition européenne. Le résultat de cette association outre-atlantique réussie donne aux lecteurs l'occasion de voir un partage de styles, entre un cadre Steam Punk clairement affectionné par le scénariste de Les Corsaires d'Alcibiade, et un dessin pulpeux et voluptueux légèrement érotique tel qu'il n'est malheureusement pas permis à l'artiste de réaliser chez les Big Two. Ainsi, dans un univers typiquement manaresque, les auteurs présentent une histoire où la réalité quasi surréelle des journées, laisse place le soir à un monde de rêves fantastiques... à moins que cela ne soit tout à fait l'inverse! scratchhead

Illustrée de façon à captiver l'attention du lecteur (surtout si celui-ci est masculin! wink), cette bande dessinée bénéficie d'un superbe travail de réalisation, lequel a, par la suite, été rehaussé d'une majestueuse mise en couleurs aux tons pastel issue de l'effort commun de la coloriste Rebecca Rendon et de l'artiste de l'album. Partageant l'action entre des scènes champêtres et de curieuses allusions à des grands classiques de la littérature populaire, le récit imaginé par Denis-Pierre Filippi commence par intéresser le lecteur par son côté quelque peu étrange, pour ensuite créer chez lui une indéniable curiosité à mesure que les songes de Coraline s'enchaînent. hein

En bref, voilà la première partie d'oeuvre remarquablement bien illustrée qui vaut le détour ne serait-ce que pour son aspect graphique. Les amateurs des réalisations de Manara y trouveront certainement leur bonheur, avec en bonus à lire, une histoire pour le moins curieuse! wink

ok ok ok /5

Lien vers la critique d'un autre titre scénarisé par Denis-Pierre Filippi:
arrow Corsaires d'Alcibiade (Les) T.2 Le Rival

Ainsi que vers celle d'une autre réalisation signée Terry Dodson:
arrow Spider-Man and the Black Cat: The Evil That Men Do

Publié dans Critiques

Commenter cet article