Critique 1005 - Tueur (Le) T.8 L'Ordre naturel des choses

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Matz (Alexis Nolent)
Dessinateur : Luc Jacamon
Coloriste : Luc Jacamon
Éditeur : Casterman
Collection : Ligne Rouge

Taille : Format normal
Dépôt Légal : 06/2010
ISBN-13 : 978-2-203-03167-8
Nb Pages : 56
Prix de détail : 19.95$ (10.40€)

Genre : Polar/Thriller



Présentation de l'éditeur
Au Venezuela, le Tueur a temporairement fait alliance avec les Cubains et leurs intérêts, incarnés par la voluptueuse Katia. Il mène une campagne d'assassinats ciblés contre la junte militaire, afin de provoquer le retour du président élu. Quelque chose comme une croisade pour une juste cause, bien peu dans la nature du Tueur... Qu'est-il donc arrivé à l'exécuteur sans pitié ? Le fait d'avoir un enfant a-t-il finalement transformé son regard sur le monde ? Ou bien est-il simplement amoureux et manipulé par son ensorcelante Cubaine, comme le lui souffle Mariano, son éternel contact dans les milieux mafieux ?

Quiconque vivant au Québec, et particulièrement à Montréal, et ayant lu cet album n'hésitera pas à clamer tout haut que la parution de ce huitième volet de la série Le Tueur ne peut, et ne doit absolument pas, passer sous silence! Cependant, les raisons qui serviront de motivation à proclamer de telles paroles ne sont certainement pas celles que le scénariste Alexis Nolent, alias Matz, aurait voulues! De fait, comme Clint Eastwood l'a souvent si bien dit dans la langue de Shakespeare: "he had it coming to him", ou en français, "il finit par avoir ce qu'il mérite"! shock

En effet, lorsqu'un scénariste gaspille le talent de son collègue artiste afin de poursuivre, à travers l'une de ses oeuvres, une vendetta contre les gens d'une région qui l'a accueilli par le passé, il devrait au moins prendre la peine de se renseigner un peu afin de limiter au maximum les erreurs qu'il pourrait commettre, ou encore, pousser son collègue à commettre. Heureusement pour les montréalais, c'est une précaution que Matz n'a pas prise! Si bien que, lorsqu'il a confondu le dessinateur Luc Jacamon à dessiner des panoramas de la ville de Québec alors que son protagoniste est supposé être à Montréal, le pousse à représenter des motards véhiculés par des motocyclettes Harley Davidson Softail à 30,000$ en hiver alors que, de surcroît, il neige, et pour couronner le tout lui fait proférer d'innombrables inepties à propos du peuple québécois à travers son personnage principal, il ne reste plus au lecteur qu'à se demander si le scénariste a toujours toute sa raison! scratchhead

La question qui suit maintenant, est, pour ainsi dire, tout à fait dans l'ordre naturel des choses: est-ce que la même absence totale de soin a été accordée dans la recherche pour les autres scènes de l'album? Tant qu'à y être, pour toute la série en entier? Heureusement pour cette dernière, elle bénéficie du superbe travail de l'artiste Luc Jacamon, lequel réalise un travail qui demeure toujours apprécié des lecteurs. Reste maintenant à voir si les québécois auront toujours envie de poursuivre leur lecture de la série après avoir consommé un album si insultant. no

ok no /5

Liens vers les critiques des premiers tomes de la série Le Tueur:
arrow Tueur (Le): Premier cycle
arrow Tueur (Le) T.6 Modus Vivendi

Ainsi que vers celles visant quelques autres tomes signés Matz:
arrow Cyclopes T.1 La Recrue
arrow Cyclopes T.2 Le Héros
arrow Nuit de fureur

Publié dans Critiques

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