Partager l'article ! Critique 1048 - Asymptote T.1 La Fin du Monde: Scénariste : Simon Banville ...
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Présentation de l'éditeur
Asymptote c'est l'histoire de trois personnages attachants et de leur entourage immédiat. D'abord, il y a Waso, un cacatoès domestiqué incapable de voler et père
de Pou. Il est cinglant et révolutionnaire mais fait preuve de peu de jugement. Bavard, il a toujours une opinion sur tout, souvent saugrenue et inappropriée. Son fils Pou, qu'on imagine avoir
environ 6 ans, représente la créativité pure dans un esprit insouciant et naïf. À cause de sa petite taille, il vit dans une échelle de grandeur où le dé à coudre peut devenir un casque d'écoute,
un évier, un océan et le sac d'un aspirateur, le ventre de Moby Dick. La propriétaire de ces deux oiseaux domestiques, Élorah, est une petite fille de dix ans, intelligente et studieuse, qui se
pose des questions bien profondes pour son âge.... D'ailleurs, lorsqu'elle doit s'en remettre à Waso pour l'aide aux devoirs, elle se retrouve le plus souvent déstabilisée par les réponses de
celui-ci.
La série Asymptote offre une réflexion sur le monde dans lequel nous vivons. Les dérives de la haute finance et de la société de consommation y sont exposées avec beaucoup d'humour et
d'intelligence. Depuis l'automne 2010, Asymptote est publié par le quotidien 24h et le magazine Les Débrouillards.
Accompagnant le 6e volet des aventures oniriques d'Ariane et Nicolas dans le bac des nouveautés, l'on retrouve, du même éditeur, le premier recueil des strips
humoristico-satiriques signés Simon Bainville, mettant en vedette trois cacatoès et leur jeune propriétaire Élorah. À travers ces personnages peu communs, le lecteur peut partager le regard qu'a
l'auteur du monde dans lequel nous vivons, et ce, en optant pour une approche humoristique et sensible.
De fait, tel un buffet de pensées, l'auteur y aborde de tout, ne négligeant en rien le poids de la critique sociale sur divers sujets nous touchant tous, de près ou de loin, tout en prenant soin
d'intercaler quelques gags moins engagés pour alléger la lecture. D'un trait simple et soigné, il va ainsi droit au but, laissant le soin au lecteur de poursuivre ses propres réflexions entre deux bandes dessinées.
En bref, voilà une belle entrée en scène en solo de l'artiste qu'il nous avait été possible de découvrir en novembre 2009, grâce à son mini-récit La Petite fille qui savait
compter paru au sein du collectif Histoires d'hiver.
/5
Lien vers le site web de l'auteur Simon Banville:
simonbanville.com