Critique 1055 - Sparte T.1 Ne jamais demander grâce

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Patrick Weber
Dessinateur : Christophe Simon
Coloriste : Christophe Simon
Lettrage : Pierre Bisson
Éditeur : Le Lombard

Taille : Format normal
Dépôt Légal : 08/2011
ISBN : 978-2-80362-855-1
Nb Pages : 48
Prix de détail : 19.95$ (11.95€)

Genre : Historique; Péplum



Présentation de l'éditeur
Au 2e siècle avant Jésus-Christ, Sparte n'est plus que l'ombre d'elle-même. La cité des élites est plongée dans la décadence. Refusant l'inéluctable, quelques hommes veulent restaurer la grandeur de Sparte. Ils se sont retirés sur le Mont Parnon pour y mener la résistance, commandés par un chef charismatique, Agésilas. Diodore est un chasseur de primes. Un jour, le roi de Sparte le convoque au palais et lui demande de lui ramener la tête d'Agésilas. Les deux guerriers vont mener l'un contre l'autre une guerre digne de la gloire de leurs ancêtres.

Sparte. Une cité, une histoire, un peuple, un mode de vie.
À l'aube de la guerre lacédémonienne qui opposera la Sparte de Nabis à la ligue achéenne, le tyran de la puissance cité-État est aux prises avec un mouvement de rébellion mené par Agésilas. Ce dernier effectue effectivement une série de "redressements" d'honneur spartiate en frappant où cela fait le plus mal à l'usurpateur: sa bourse. Entre ainsi en jeu le protagoniste du récit, Diodore l'Hilote, chasseurs de primes, mandaté par Nabis de trouver et ramener Agésilas au palais... shock

Sparte. Une bande dessinée...
C'est quelque temps avant la fin du règne de Nabis que les auteurs nous invitent dans ce péplum, lequel se déroule dans une partie de la méditerranée ayant connu un surcroît de popularité depuis l'adaptation en film du roman graphique 300 de Frank Miller. Basée sur un fait historique prenant part curieusement près de 300 ans après l'invasion perse, cette bande dessinée aborde cette nouvelle période mouvementée à travers des personnages fictifs, permettant ainsi de naviguer de part et d'autre des parties impliquées. Pour ce faire, Patrick Weber fait appel à de fréquents retours en arrière afin de modeler le passé de ses personnages, et raffermir le contexte de son récit. Or, bien qu'ils permettent au lecteur de développer une meilleure compréhension de la nature des personnages dépeints, ces scénettes provoquent aussi un certain étourdissement dû à la déconfiture de la fluidité du récit. neutral

Accompagnant le scénariste dans cette fresque historique est l'un de ses collaborateurs aux récentes parutions des aventures d'Alix, soit le dessinateur Christophe Simon. Ce dernier pourvoit ainsi un premier lot de 46 planches, illustrées dans un style classique, mais moins ligne claire que celui préconisé par les studios de Jacques Martin. Doté d'une mise en couleurs appropriée, le résultat fait état d'un effort constant, en lien avec le désir d'offrir de la qualité graphique aux lecteurs. Ceci étant dit, on doit cependant souligner l'excellente mise en scène et le judicieux choix graphique de la couverture de l'album, laquelle attire indéniablement l'oeil du lecteur, ce qui permet incontestablement de faire ressortir l'album du lot de nouveautés présentées! winkthumb

ok ok ½

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