Critique 985 - Visite des morts (La)

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Philippe Girard
Dessinateur : Philippe Girard
Coloriste : Aucun - Noir & Blanc
Éditeur : Glénat Québec

Taille : Format A5, couverture souple
Dépôt Légal : 05/2010
ISBN-13 : 978-2-923621-23-4
Nb Pages : 84
Prix de détail : 15.95$ (12.00€)

Genre : Roman Graphique



Présentation de l'éditeur
Maurice Petit est ce genre d'homme qu'on ne remarque pas. Sa vie est réglée comme une mécanique et il a toujours trouvé cela réconfortant. Pourtant, ce matin, une angoisse l'étreint au point qu'il lui faut lire son horoscope. Il tombe ainsi sur l'avis de décès d'un ancien camarade et il pressent qu'il sera le prochain sur la liste. Sans tarder, il se rend à la cérémonie funèbre où il prend la parole en l'honneur du défunt. A sa surprise, l'assistance écoute, émue et captivée par son éloquence. Un changement s'amorce dans la vie de Maurice. Pour réitérer cette expérience sublime, il parcourt la ville d'églises en salons mortuaires. Puis un jour, il assiste aux obsèques d'Albert Breccia, tueur à gages. Philippe Girard est toujours curieux et son récit explore cette fois encore un univers que nous connaissons mal. En effet, peu nombreux sont ceux qui apprécient de rendre visite aux morts. « J'ai rendez-vous avec un mort. », ces quelques mots seront le point de départ d'un récit qui flirte avec le roman noir et dont le scénario ne finit pas de nous surprendre. A la lecture de cette histoire, on pourrait dire qu'à vivre sans péril, on trépasse sans gloire... mais alors qui parlera de nous à notre mort?

Après avoir réalisé le bouleversant album Tuer Vélasquez, paru en septembre dernier chez le même éditeur, Philippe Girard revient avec une nouvelle oeuvre moins personnelle, mais tout aussi touchante, alors qu'il nous présente son nouveau protagoniste: Maurice Petit. Tel que mentionné dans la présentation de l'éditeur, Maurice est un homme transparent; nul ne le remarque, rares sont ceux de son entourage qui lui accordent de l'attention. Mais pourtant, Maurice est à la veille d'une transformation fulgurante, et ce, grâce à de parfaits inconnus... shock

À l'ère où le désir de découvrir ou de connaître davantage les bandes dessinées québécoises se fait ressentir de plus en plus en Europe, en sus de celles, bien sûr, d'artistes déjà publiés dans les maisons d'édition belges ou françaises, les lecteurs ont droit à un catalogue d'oeuvres d'une envergure croissante alors que le travail des maisons telles que La Pastèque, Les 400 Coups, Mécanique générale, et maintenant Glénat Québec permet de mettre à l'avant sur la scène internationale des artistes du calibre de Philippe Girard, et de faire profiter à un plus vaste lectorat des oeuvres qui méritent une vie beaucoup plus éclatante que celle de Maurice Petit! wink

Un bel exemple d'album qui mérite d'être découvert, quel que soit le continent envisagé, est cette nouveauté proposée par la filiale québécoise de la maison d'édition française Glénat. Avec son sujet qui s'internationalise facilement, cette histoire, racontée à la staccato en quatre actes, fait rapidement rentrer le lecteur dans le vif du sujet, pour ne le libérer qu'à la toute dernière page de l'album! Une nouvelle réalisation du gagnant des prix Joe Shuster Award et Bédélys Québec en 2008 pour Danger Public (voir plus bas pour le lien vers la critique) qui ne manquera pas de plaire à tout bédéphile! winkthumb2

ok ok ok ok /5

Lien vers les critiques de trois autres tomes de Philippe Girard:
arrow Danger Public
arrow Québec: Un detroit dans le fleuve
arrow Ravins (Les)

Publié dans Critiques

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