Critique 705 - Megaron T.1 Le Mage exilé
Présentation de l'éditeur
Jason est un chasseur de primes réputé. Quand il découvre que la princesse Tamina, la fille du Roi des Astriens kidnappée par une secte d'illuminés, est tombée amoureuse d'une horrible créature à tête de cochon, le Mégaron (dit Ronnie), il ne comprend pas. L'issue du combat entre les deux guerriers tourne à l'avantage du plus intelligent des deux : Mégaron. Tamina décide alors que les deux mâles doivent l'escorter chez son père, à qui elle présentera Ronnie comme son futur époux.
Au seuil de la mort, le guerrier Jason Le Magnifique se remémore des moments de sa jeunesse, notamment l'une des missions périlleuses en tant que chasseur de primes lors de laquelle il délivra la princesse Tamina. Fille du Roi des Astriens, la jeune femme est promise à quiconque rapportera un spécimen vivant d'une mouche rare: la drosophila melanogaster rex. C'est ainsi que Jason et Ronnie - un homme-sanglier - partiront à l'aventure, tandis qu'au château, une autre destinée attend la princesse...

Au premier abord, cette bande dessinée rappelle le style graphique qui était fort couramment apprécié dans les revues mensuelles Vampirella, Creepy et Eerie publiées par Warren Publications dans les années 1970, alors que de nombreux artistes espagnols connurent une montée en popularité pour leur coup de crayon avant-gardiste et original. Ainsi, on ressent dans le dessin une inspiration d'artistes tels que Jose Gonzalez, Jose Ortiz, Esteban Maroto et Luis Bermejo, et la mise en couleurs de Walter contribue grandement à reproduire le charme de ces revues d'antan (même si les revues étaient en noir et blanc
). Cependant, la comparaison entre ces réalisations s'arrête là, car bien que l'aspect fantastique de Megaron pourrait constituer une autre similarité, le traitement de l'histoire en font des bandes dessinées tout à fait différentes! 
En effet, sous une apparence classique se cache un humour qui se veut risible, mais qui tombe intensément à plat. Un vrai gâchis du talent de l'artiste Patrick Pion et du coloriste Walter Pezzali!

½ /5
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