Critique 787 - Au guet ! (Guards! Guards!)
Présentation de l'éditeur
Au Guet ! (la bande dessinée) est une adaptation du roman du même titre, paru à L'Atalante en 1997, le premier où apparaît un personnage désormais essentiel des Annales du Disque-monde, le capitaine Samuel Vimaire. Une société secrète d'encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d'Ankh-Morpork, et lui substituer un roi. C'est sans compter avec le Guet municipal et son équipe de fins limiers. Une affaire à la mesure du capitaine Vimaire - s'il boit, c'est pour oublier les laideurs de la vie - et de ses brillants adjoints. Et, lorsqu'on retrouve au petit jour dans les rues les corps de citoyens transformés en biscuits calcinés, l'enquête s'oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu ; on aurait quelques questions à lui poser.
Adaptée par Stephen Briggs du roman éponyme de Terry et Lyn Pratchett (aussi disponible dans le catalogue de L'Atalante), cette bande dessinée adopte le format de réalisation à l'américaine, format qui est bien familier à l'illustrateur Graham Higgins. Le lecteur est donc invité à parcourir les 122 planches de cet album, lesquelles ont été entièrement réalisées par l'artiste, afin de suivre la destinée de Carotte, ainsi que de ses confrères du guet d'Ankh-Morpork. Ce jeune homme, élevé par les nains et pourvu d'une naïveté légendaire, se verra au centre d'une enquête dont le coupable désigné est nul autre qu'un immense dragon de vingt-cinq mètres! Mais d'où sort-il donc ce dragon, alors que son espèce est supposée être disparue depuis des lustres?

Mélangeant l'humour et l'absurde, les auteurs composent une oeuvre qui s'apparente très bien au genre établi dans la très populaire série télévisée et de bandes dessinées Kaamelott. Toutefois, alors qu'il serait parfois intéressant de voir certains titres obtenir un développement de leur récit plus conséquent que sur le traditionnel 46 planches, c'est plutôt la problématique inverse qui se pose avec cet album. En effet, avec son histoire qui s'étale sur plus de 120 pages, il arrive quelquefois que le lecteur soit désintéressé lors de certains passages, alors que ces derniers s'avèrent à avoir moins de pertinence dans le récit.

En bref, bien que cet album bénéficie d'un traitement de qualité, tant au niveau de sa réalisation par Graham Higgins que dans son édition par L'Atalante, l'adaptation proposée par Stephen Briggs n'a malheureusement pas tout le mordant nécessaire pour garder ses lecteurs captivés du début à la fin.

/5Liens vers les critiques des deux tomes de la série Kaamelott:
Kaamelott T.1 L'Armée du Nécromant
Kaamelott T.2 Les Sièges de Transport
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