Critique 239 - Shooting Star - Marilyn Monroe
Synopsis du site de Casterman
Février 1962. Dans la maison qu'elle vient d'acheter, Marilyn semble retrouver un semblant de paix. Cette maison symbolise enfin pour elle le respect de sa vie privée. Loin des contraintes et de l'exploitation financière de la Fox, du despotisme de certains réalisateurs, des fameux « coups de fouet », cocktails d'amphétamines et de morphine administrés aux acteurs pour les garder en « pleine forme », Marilyn revit. Elle a viré tous ses médicaments et ne prend plus qu'un léger sédatif pour dormir.
Sur le plan sentimental, après trois mariages ratés et de nombreuses liaisons décevantes, la petite provinciale arrivée de nulle part, en quête du bonheur absolu et de la reconnaissance universelle, est au septième ciel. Elle s'imagine en effet régner, depuis un an, sur le coeur de l'homme le plus puissant du monde, J.F.K. Mais le compte à rebours vient de commencer.
Le dernier né de la collection Rebelles créée par Maryse et Jean-François Charles présente cette fois une femme qui a marqué le monde du cinéma des années 50 et qui a été vue accompagnant quelques-uns des hommes les plus connus de l'époque: Yves Montand, Joe di Maggio, Arthur Miller et nul autre que J.F.K.! Reléguée au rôle de femme-objet par les studios Fox, elle réussit toutefois à se faire un nom grâce au film The Asphalt Jungle réalisé par John Huston, pour lequel elle obtient un petit rôle de soutien.
Pour la réalisation de ce troisième tome de la collection, les auteurs s'associent à Zbigniew Kasprzak, dit Kas, qui dessine puis peint les couleurs des 44 planches de l'album, reprenant ainsi la méthode de travail qui lui a déjà permis de réaliser, entre autres, les trois superbes couvertures de sa série Halloween Bleues, publiée chez Le Lombard. Tout comme c'était le cas avec le tome President - John F. Kennedy, l'album est construit à partir de petites anecdotes de quelques pages, présentées sous forme de «flash-backs» dissociés les uns des autres, racontant plusieurs moments marquants dans la vie de Norma Jean Baker, dont la fameuse scène du «Happy birthday to you» du 1er juin 1962, aussi représentée par Thierry Bouüaert dans le tome traitant de J.F.K., et où la jeune actrice chante pour l'anniversaire du Président des États-Unis.
Alors que ce tome est le résultat de la même formule déconcertante que les précédents de la collection, il gagne par le fait qu'il permet de découvrir quelques aspects peu connus de la méga star, mais aussi surtout par la superbe réalisation graphique de l'artiste polonais.
½ /5Critique d'un autre album dans la même collection:
President - John F. Kennedy
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