Critique 247 - Gil St-André T.8 Le Sacrifice
Synopsis du site de Glénat
Tous les espoirs de Djida Feschaoui reposent sur les épaules de Gil Saint-André, laissé en mauvaise posture, auprès de sa voiture en flammes à la fin du tome précédent. Incapable de se rendre au rendez-vous fixé par la belle jeune femme, il va lui falloir s'enfoncer au coeur du djebel algérien et risquer sa vie pour sauver celle de Djida et de Drissia, sa jeune soeur emmenée en Algérie pour y contracter un mariage forçé. Après avoir affronté un gang de proxénètes déterminés à tenter de sauver sa belle-soeur, le voici contraint de s'opposer non seulement à la famille de son amie, mais aussi à des terroristes prêts à tout pour ne pas laisser filer leur proies. C'est à une plongée hallucinante au coeur de drame algérien que nous invitent Jean-Charles Kraehn et sylvain Vallée. Et c'est dans un final époustouflant de réalisme où la tragédie humaine rejoint l'Histoire se clôt le second cycle des aventures de Gil Saint-André.
Avec cette fin de cycle des plus surprenantes, les auteurs Jean-Charles Kraehn et Sylvain Vallée changent dramatiquement la dynamique et le fond des protagonistes de l'histoire. En effet, déjà avec les tomes précédents, Gil St-André est passé de simple chef d'entreprise qui menait une vie bien peinarde
où les inquiétudes se limitaient à s'assurer qu'il y avait assez de harissa pour réussir une recette de couscous, à un aventurier mettant sa vie en péril pour affronter
des criminels, des kidnappeurs, des assassins et maintenant, des fanatiques du Jihad armés jusqu'aux dents! 
Le dessinateur Sylvain Vallée, qui avait repris la réalisation des planches de cette série au cours du deuxième tome, livre ainsi son septième tome pour clore le deuxième cycle en beauté. Agrémentées de la mise en couleurs de Patricia Jambers, qui en assure la qualité depuis L'homme qui aimait les poupées (par la suite rebaptisé Une étrange disparition), les 47 planches présentées contribuent à offrir un excellent moyen pour communiquer aux lecteurs le récit prenant imaginé par Kraehn. Y aura-t-il un troisième cycle qui suivra? D'après la fin de celui-ci, rien n'est exclu... Toutefois, si les auteurs décidaient d'en arrêter là, après ce huitième tome, il auront au moins la satisfaction d'avoir terminé leur récit de façon satisfaisante pour leurs lecteurs.
En bref, ce huitième album est à la hauteur des précédents tomes du cycle, et répond pleinement aux attentes des amateurs de la série.
½ /5
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