Critique 409 - Ashes T.1 L'Invasion silencieuse

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : James Hicks
Dessinateur : Francisco Herrera
Coloriste : Leonardo Olea
Éditeur : Soleil

Taille : Grand format
Dépôt Légal : 03/2006
ISBN : 2-84946-383-3
Nb Pages : 48
Prix de détail : 21.95$ (12.90€)

Genre : Fantastique



Synopsis du site de Soleil
Quinze ans plus tôt, un mystérieux astéroïde a pratiquement détruit l'Inde, déclenchant sur Terre une guerre meurtrière. Et voilà qu'un nouvel astéroïde se pointe. Une équipe de huit astronautes est expédiée pour le détruire. Mais il semble que de mystérieuses puissances aient l'intention de s'interposer. Un récit de science-fiction dont l'humour vient gommer en partie la violence. Vaut d'abord pour le graphisme débridé, inspiré des "comics" américains.

Au mois de mars dernier, les éditions Soleil ont publié pas une, mais deux nouveautés signées James Hicks, et dans les deux cas, ces nouveautés représentaient aussi les premières publications directement en langue française pour les deux artistes mexicains qui les ont réalisées. En effet, Humberto Ramos (K) et Francisco Herrera sont tous deux natifs du Mexique et ont connu un parcours similaire qui leur a permis de démarrer leur carrière de dessinateurs de bandes dessinées en passant par le marché américain.

Ainsi, après avoir réussi à attirer l'attention de DC Comics en 2001 avec un projet intitulé Kamikaze impliquant, entre autres, Humberto Ramos, Carlos Cuevas et Leonardo Olea, le dessinateur fut choisi pour dessiner l'un des épisodes de Thundercats: Reclaiming Thundera en 2002, retardant du coup la publication de leur projet jusqu'à la fin de 2003. Cette réalisation a ensuite été suivie de quelques épisodes de la série Peter Parker: Spider-Man chez Marvel, puis du premier cycle de Venom, toujours chez le même éditeur. wink

Aujourd'hui, c'est donc au tour de Soleil d'accueillir le dessinateur avec un énième premier tome de série dans lequel l'artiste se laisse aller dans une lancée créatrice qui parfois, malgré la beauté d'ensemble des planches, laisse le lecteur un peu perplexe quant à ce qui se déroule réellement. En effet, dans quelques-unes des cases de la première partie de l'album, certains dessins n'arrivent malheureusement pas à communiquer l'action qui s'y déroule. Cela n'aide décidément pas le lecteur à deviner où veulent en venir les auteurs, car après un amorçage avec cette longue introduction, James Hicks effectue un retour en arrière d'une quinzaine d'années afin de rejoindre le récit principal et le protagoniste de l'histoire. Ce type bris de continuité, parfois exploité avec brio par certains scénaristes, donne plutôt l'impression que les deux parties du récit n'ont aucun rapport entre elles! neutral

En bref, alors que l'aspect visuel des planches, dû au style du dessinateur et agrémenté des couleurs d'Olea, arrive à attirer l'attention du lecteur, celles-ci créent parfois une confusion. Ainsi, de par le traitement peu exhaustif du sujet principal au cours de l'album, ce dernier laisse une sensation d'indifférence dans l'esprit du lecteur. sad

ok no /5
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Publié dans Critiques

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