Du 15 décembre 2011 au 2 janvier 2012, BDGest.com organise ses traditionnels BDGest’Art. Pour la 9ème année consécutive, les bédéphiles qui fréquentent le site sont invités à désigner leurs favoris de l'année dans le cadre de 7 catégories :

  • Album
  • Scénario
  • Dessin
  • Couleurs (mise en couleurs / couleurs directes)
  • 1er album
  • Album Jeunesse
  • Couverture

Pour voter :
Pour participer aux votes, rendez vous sur la page BDGest'Art.

Une présélection en amont :
Pour chaque catégorie, un Jury a établi une présélection de 10 titres maximum publiés en 2011 qui vont être soumis au vote du public. Ce Jury était composé de onze membres inscrits sur le site, parmi lesquels on trouvait cette année les administrateurs du site, des chroniqueurs réguliers, un libraire, un bibliothécaire et des amateurs éclairés, tous gros lecteurs de bandes dessinées.

Qui participe au vote ?
Pour participer, il suffit d'être un visiteur enregistré sur le site BDGest.com au moment de l’ouverture du vote, c'est-à-dire le 15 décembre 2011, et de vous rendre sur la page BDGest'Art.

Alors, n'hésitez plus, donnez de la voix !

Scénariste : Albert Chartier
Dessinateur : Albert Chartier
Coloriste : <Aucun> - Noir & Blanc
Éditeur : Les 400 Coups

Taille : Format normal, couverture toilée
Dépôt Légal : 11/2011
ISBN : 978-2-89540-555-9
Nb Pages : 264
Prix de détail : 34.95$ (approx. 26.00€)

Genre : Humoristique; Patrimoine; Québécois



Présentation de l'éditeur
Après le succès éclatant remporté l'an dernier par l'album Séraphin illustré, les éditions Les 400 coups poursuivent la réédition de l'oeuvre d'Albert Chartier. Onésime : Les meilleures pages regroupe 250 des meilleurs gags d'Onésime, le plus célèbre personnage de la bande dessinée québécoise. On dit que quatre générations de Québécois ont appris à lire avec Onésime. Cela n'est pas surprenant puisque cette série a été publiée dans les pages du Bulletin des agriculteurs de novembre 1943 à mai 2002, soit pendant presque 60 ans!

Au cours des dernières années, le développement de la bande dessinée au Québec a été exceptionnel. D'une part, la facilité de communication via l'internet a grandement contribué à rendre plus aisé l'échange entre les artistes québécois et les éditeurs européens. Ceci a indéniablement permis d'augmenter la visibilité sur le vieux continent des auteurs provenant de l'îlot de francophonie nord-américain. D'autre part, en parallèle, les éditeurs locaux se sont aussi affairés à la tâche, et ce, en retroussant leurs manches et en y mettant les bouchées doubles afin de fournir un catalogue d'oeuvres originales aux lecteurs d'ici, avant même de les exporter à l'étranger (lire l'Europe). wink

Parmi ces éditeurs, on retrouve Les 400 Coups, avec son catalogue sans cesse grandissant d'oeuvres uniques, de séries jeunesse, et aussi, une belle collection d'albums dédiés à la redécouverte des piliers de la bande dessinée québécoise. Or, pour arriver à proposer de telles lectures à un public assoiffé de découvertes, mais aussi, ultimement très exigeant, une chance inouïe des plus fortuites a d'abord été nécessaire afin de mettre la main sur le matériel original précédemment qualifié de perdu, puis de nombreuses heures de travail de recherche et de classement, d'innombrables réparations minutieuses, de la digitalisation à n'en plus finir, encore de la reconstruction d'images, pour enfin passer au tri en vue d'effectuer un montage prêt pour l'édition. shock

La première parution à être émergée d'un tel processus fut l'album Une piquante petite brunette, du défunt Albert Chartier, paru en octobre 2008. Deux ans plus tard, soit en novembre 2010, cette exploration initiale du répertoire de l'auteur a été accompagnée d'un second voyage dans le patrimoine artistique québécois, alors que paraissait le splendide album Séraphin illustré, toujours chez le même éditeur, mais cette fois-ci dans une édition toilée plus luxueuse, et en parfaite harmonie avec la nature de son contenu. Aujourd'hui, à peine un an plus tard, c'est au tour d'Onésime de quitter enfin les pages du Bulletin des agriculteurs, afin de renaître sous forme d'un superbe album. smile

Il fut un temps où Onésime n'avait plus besoin de présentation. En octobre dernier, on ne pouvait plus tellement en affirmer autant. Le remède, le voici, fruit d'un excellent travail de recherche et d'édition, les meilleures pages d'Onésime. À découvrir! wink

ok ok ok ½

Lien vers la critique d'un autre tome réalisé par Albert Chartier:
arrow  Séraphin illustré

Scénariste : Vanyda Savatier
Dessinateur : Vanyda Savatier
Coloriste : <Aucun> - Noir & Blanc
Éditeur : Dargaud

Taille : Format ¾, couverture souple à rabats
Dépôt Légal : 10/2011
ISBN : 978-2-505-01147-7
Nb Pages : 192
Prix de détail : 26.95$ (14.00€)

Genre : Chroniques



Présentation de l'éditeur
Troisième et dernier tome de la plus juste des chroniques adolescentes : après Celle que je ne suis pas et Celle que je voudrais être, Valentine semble la première à pouvoir dire " celle que je suis ". Peut-être saura-t-elle concilier ses différents groupes d'amis, parler à Félix sans rougir, partager son temps entre les mangas, le hip-hop et, accessoirement, le bac français ? Une grande réussite : les ados se sentiront enfin compris et les adultes se souviendront de ces années de formation bien chaotiques !

Que l'on ait reçu notre formation académique en France, en Belgique ou au Québec, il y a des choses qui sont franchement du pareil au même, quel que soit l'endroit où l'on grandit. Ainsi, que ce soit le bac français, la 6e d'humanitaire, ou le CÉGEP, les étudiants sont tous tributaires des mêmes choses, font plus ou moins face aux mêmes genres de défis, et finalement, doivent tous composer avec la pression sociale. De façon générale donc, ils apprennent. Ils se scolarisent, certes, mais surtout, ils débutent l'apprentissage et la découverte de qui ils sont en tant qu'individus. Ce qui nous amène à l'histoire de Celle que..., ou les lecteurs sont invités dans l'intimité de Valentine, une adolescente âgée maintenant de seize ans, tandis que se forge doucement son caractère et sa personnalité au cours des tomes de cette trilogie. wink

En tant que véhicule à cette histoire, on a droit au trait expressif de Vanyda, à qui l'on doit notamment les trilogies L'Immeuble d'e face (publié chez La boite à bulles), ainsi que L'Année du dragon (aux éditions Carabas), sans oublier une participation à l'ouvrage collectif La Corée vue par 12 auteurs chez Casterman. Ce trait, à travers lequel on ressent très aisément les états d'âme de Valentine, est toujours évocateur d'une influence à double source, tandis que l'on retrouve d'une part des éléments de découpage et d'expression au niveau de la représentation des personnages, à proprement dire, très mangaesques, et d'autre part, un ton et une narration desquels émerge une saveur très européenne. Le mélange final donne une réalisation qui permet de rejoindre une belle variété de lecteurs, autant jeunes que plus expérimentés, tout en étant très originale. smile

Autrement, puisque nous en sommes, en toute logique, au point culminant du récit, car ce tome est, après tout, le dernier de la trilogie, il est normal d'entreprendre la lecture de ce volet avec une certaine attente envers la qualité du scénario. La pression sur les épaules de l'artiste en était donc aussi à son apogée, car on le sait tous, finir en beauté est toujours plus intéressant que tomber à plat, n'est-ce pas? Ainsi, sans chercher à gâcher quoi que ce soit dans les détails de l'histoire, au final, est-ce que Vanyda a réussi son mandat? La réponse est simple: oui! On pourrait même affirmer que ce dernier opus est meilleur que le précédent, et garde le lecteur captivé du début à la fin! ok

En bref, tout comme c'est usuel lors d'un repas complet à trois services, où le dessert est naturellement présenté à la fin, Vanyda clôt cette série intéressante avec un troisième acte qui s'avère être tout à fait délicieux! La vie continue pour les personnages, tandis que Valentine plonge enfin dans la vie, grandie et enrichie. Une autre superbe réalisation de l'artiste Vanyda, que les lecteurs demeurés dans l'expectative se sentent rassurés et convaincus, Celle que... est une série qui vaut la peine d'être lue. winkthumb

ok ok ok ok

Liens vers la critique d'un précédent tome de la série Celle que...:
arrow  Celle que... T.1 Je ne suis pas

Ainsi que vers celles de quelques autres excellentes parutions signées Vanyda:
arrow  Année du dragon (L') - Intégrale
arrow  Immeuble d'en face (L') T.1 Volume 1
arrow  Immeuble d'en face (L') T.2 Volume 2
arrow  Immeuble d'en face (L') T.3 Volume 3

Et finalement, vers le blog commun aux auteurs du studio où elle bosse:
arrow  Le Blog du Local 27

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