Critique 755 - Sang des Porphyre (Le) T.2 Konan
Présentation de l'éditeur
Au XVIIIe siècle, dans le nord de la Bretagne, la jeune Soizik trouve un bijou au cou d'une noyée. Celui-ci la conduit sur la route d'une famille maudite : les Porphyre.
L'oeil de verre, transmis par le terrible Hyacinthe Porphyre à ses fils, n'a pas fini de révéler son mystère. Quel est le sens caché de l'inscription latine qui s'y trouve : "Place l'oeil dans mon orbite sans larme. Ta main sera avalée par le démon" ? Gwémon, le plus jeune frère, rêve d'un trésor caché...
L'année dernière fut celle où, pour la première fois dans sa carrière, Joël Parnotte livrait une réalisation sans l'appui ou la contribution de son collègue et grand ami Vincent Mallié. En effet, le jeune auteur présenta, aux éditions Dargaud, le tome initial d'une nouvelle saga intitulée Le Sang des Porphyre. Aussi, en plus d'être dessinée puis mise en couleurs par l'artiste, cette bande dessinée représentait le retour en scène de Balac, un pseudonyme rarement utilisé de Yann le Pennetier, lequel réapparaissait sous ce nom dans le monde de la bande dessinée franco-belge plus de 20 ans après avoir lancé la série Sambre avec Bernard Hislaire.

Ainsi, avec cette nouvelle collaboration issue d'une rencontre récente entre les deux auteurs, et mue par la grande appréciation du dessin de l'artiste par le scénariste, ces deux auteurs conçurent une série située près des côtes de Saint-Malo en France, à une époque située au cours du XVIIIe siècle. Inspirée de faits documentés concernant la famille Rotheneuf, l'histoire raconte les événements ayant eu lieu après le naufrage d'un navire à quelque distance de la côte, un navire qui transportait des personnes d'un certain statut. Après avoir prélevé un joli collier à l'une des noyées, Soizik se retrouve au centre d'une enquête menée par une femme brutale et déterminée, laquelle cherche à récupérer un bien appartenant à sa famille...

La raison qui poussa Balac à s'associer avec Joël Parnotte devient limpide lorsqu'on feuillette cet album. En effet, ce qui saute aux yeux dès le premier regard jeté dans l'album sont les couleurs chaudes dont l'artiste dote ses planches, lesquelles ont bien sûr bénéficié d'un soin appréciable dans leur réalisation. Elles offrent ainsi un excellent cadre à l'aspect à la fois ténébreux et romantique de ce récit captivant proposé par Yann. À ne pas manquer!
½ /5Lien vers la critique du tome précédent de Le Sang des Porphyre:
Sang des Porphyre (Le) T.1 SoizikAinsi que vers celles de certains autres albums signés Yann Le Pennetier:
Pin-up T.9 Venin
Poison Ivy (Les Exploits de) T.1 Fleur de Bayou
Spoon & White T.6 XXL
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