Critique 764 - Vanity T.1 La Folie du Diable
Présentation de l'éditeur
Près de Paris, dans un château historique renommé pour sa collection de chefs d'oeuvre évoquant la sorcellerie et le satanisme, plusieurs vols suivis de crimes horribles à caractère rituel ont été commis.
Angela Sanders et Fanny Gennaux vont naviguer aux frontières du fantastique et peut-être découvrir pourquoi "La mort s'appelle Vanity..."
On connaît tous très bien le scénariste André-Paul Duchâteau! En effet, ce pilier de la bande dessinée aux éditions Le Lombard a signé plus d'une centaine de scénarii, avec en tête de liste, les 73 albums de la série Ric Hochet, ainsi que la vingtaine d'albums de Les Casseurs, la douzaine de Hans et les derniers opus de Bruce J. Hawker. Spécialisé dans la rédaction de Polars, l'auteur a profité du congé de quelques mois pris par Tibet pour le lancement du premier tome d'Aldo Rémy afin de composer un nouveau récit à caractère beaucoup moins soft que ceux généralement proposés dans le cadre de sa série fétiche.

En effet, abordant un sujet plus mature, tel que le culte du satanisme, il conçoit un nouveau polar, établi sur deux tomes, démarrant sur l'assassinat d'une jeune femme qui, lorsque découverte, est retrouvée dans une position rappelant celle illustrée sur une peinture symbolisant une scène liée à cette religion des ténèbres. De surcroît, ce meurtre est doublé d'un vol, car l'oeuvre ayant inspiré le meurtrier dans sa mise en scène a été remplacée par un faux! Dépêchée sur place pour le compte de la société assurant l'oeuvre dérobée, Vanity se voit, bien malgré elle, attirer l'attention du tueur, qui est tout sauf amicale!

Intégrée au sein de la collection Horizon des éditions Joker, cette nouvelle bande dessinée marque l'arrivée dans le monde de la bande dessinée franco-belge de Kash, un artiste kinois à qui l'on doit déjà quelques réalisations telles que Le Candidat, Tchounkoussouma et Le Choix de Vivre dans son pays d'origine. Mariant ainsi un scénario avec du mordant et le trait vif de l'artiste, cette première partie du diptyque devant prendre fin dans le tome 2 intitulé L'Opéra de Satan, marque rapidement des points chez le lecteur par son développement rapide et son dessin vivant. Elle plaira donc sans aucun doute aux amateurs d'A-P Duchâteau, lequel laisse transparaître son style bien connu dans l'évolution de ce récit!

/5Liens vers les critiques de quelques autres albums scénarisés par André-Paul Duchâteau:
Ric Hochet T.70TL 1955-2005: 50 ans d'enquêtes
Ric Hochet T.71 La Dernière impératrice
Ric Hochet T.72 Le Trésor des Marolles
Ric Hochet T.73 On tue au théâtre ce soir
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