Critique 384 - Spirou et Fantasio T.49 Spirou à Tokyo
Synopsis du site de Dupuis
Nous retrouvons Spirou, Fantasio et Spip à Edo, capitale du Pays du Soleil Levant, de 1603 à 1864. Paradoxe temporel ? Voyage dans le temps ? Rien de tout ça : nos trois amis sont tout simplement invités à la prestigieuse inauguration de "Edo-resort", un gigantesque parc d'attractions qui reconstitue très fidèlement la vie du Japon médiéval.
Mais Spirou et ses compagnons ne sont pas là pour le plaisir. Ils sont venus en Extrême-Orient à la demande de leur ami magicien, Itoh Kata, qui leur a confié une mission spéciale : récupérer deux enfants aux pouvoirs paranormaux étonnants qui sont détenus par Mangakana, un redoutable gangster aux ambitions immobilières troubles.
Une course-poursuite va mener nos trois héros d'Akihabara, le quartier électronique, à Giza, celui des spectacles, en passant par Shinjuku, le territoire des redoutables yakuza, pour une visite guidée particulièrement mouvementée.
Il y a peu de temps, sur ce même site, c'est le tome Le Guide de l'aventure à Tokyo qui fut le sujet du jour, permettant ainsi d'accorder un peu d'attention à ce titre au tirage limité qui visait à faire découvrir les coulisses de la création du dernier album de la série Spirou et Fantasio. Aujourd'hui, c'est au tour du 49e tome de la série de passer sous les feux de la rampe, en vue de découvrir le résultat de ce voyage inspirant qu'ont effectué les nouveaux papas de ces héros présentés pour la première fois en 1938 dans les pages du journal Spirou.

Ainsi, dans ce troisième album de l'équipe de réalisation Morvan-Munuera-Lerolle, le lecteur aura l'impression que les auteurs n'ont pas su résister à l'envie de partager, encore une fois, leurs expériences de voyage dans le Pays du Soleil Levant. En effet, car à divers moments du récit, de par les déplacements et les actions des protagonistes, ces derniers semblent inviter les lecteurs à les suivre alors qu'ils sont "contraints" d'aller dans certains quartiers typiques de la grande ville de Tokyo. À ces moments, donc, l'aspect d'aventure de ce tome prend un peu de recul afin de consacrer quelques cases à une forme de guide de voyage humoristique, notant au passage les principaux traits du secteur, ainsi que certaines généralités quant au comportement des touristes qui les visitent.
L'action reprend ensuite son cours, et ce pour un total de 62 planches réalisées par José-Luis Munuera et Colombo de façon à plaire au vaste public que sont les amateurs de la série.En bref, lire cette aventure de Spirou et Fantasio revient un peu au même concept que de lire un album de la série Les Tuniques Bleues, c'est à dire que si l'on se prépare à une lecture au scénario léger avec des dessins agréables à regarder, on ne sera pas déçu. En toute franchise, il ne faut donc pas s'attendre à y découvrir le dernier trésor caché de la bande dessinée franco-belge.

½ /5Liens vers les critiques de certains autres tomes de la série:
Spirou et Fantasio: One-Shot T.1 Les Géants pétrifiés
Spirou et Fantasio T.49Z Le Guide de l'aventure à Tokyo
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