Critique 498 - Djinn T.6 La Perle noire
Synopsis du site de Dargaud
Petite fille de l'ex-favorite du sultan d'Istanbul, Kim Nelson s'aventure en Afrique à la recherche de la perle noire qui lui ouvrira le secret du trésor enfoui par son aïeule. Cette perle pend à l'oreille droite d'une idole maléfique plantée au coeur d'une région inhospitalière et seule la descendante de la déesse représentée peut se risquer à l'enlever sans craindre la mort...
Dans le chapitre précédent de cette saga historique, il était possible de retrouver les ancêtres de Kim Nelson alors qu'ils s'aventurèrent sur le continent africain. Or, quelques heures seulement après leur arrivée, la jolie Jade attire l'attention d'un chaman grâce à sa boucle d'oreille très particulière. En effet, la présence de ce bijou orné d'une perle noire à l'oreille de la Djinn a fait croire aux Orushi que la porteuse serait la réincarnation d'Anaktu, la déesse de fièvres et des anéantis. La jeune femme fut donc enlevée à ses amants, puis conduite à la statuette afin de passer le rite du sentier de braise...

Alors que la première partie de ce cycle avait offert un congé à Kim Nelson pour se concentrer sur les événements du début du siècle dernier, voilà que le récit propulse le lecteur au temps présent afin de suivre la jeune femme dans une nouvelle étape de sa quête, soit la recherche des traces communes de son aïeule et du fameux trésor du Sultan. Après l'avoir présentée comme une descendante de la Djinn en tous points, c'est à dire autant au niveau de sa beauté irrésistible que de son absence totale de vertu, voilà que les auteurs laissent tomber l'aspect «Marie-Couche-toi-là» du cycle précédent, afin de réorienter le récit sur une base de légendes et de mythes africains, inventés pour les besoins de l'histoire. Au niveau du rendu graphique, le lecteur en aura, encore une fois, pour son entière satisfaction, les planches réalisées et mises en couleurs par Ana Mirallès étant d'une grande beauté, malgré les quelques petits accrocs perçus ici et là dans l'album.

En bref, ce nouvel épisode de l'aventure africaine scénarisée par Jean Dufaux permet de passer un excellent moment de lecture, à la fois grâce la richesse du récit, mais aussi pour la grande beauté d'ensemble des pages de l'album. Finalement, à noter pour les collectionneurs, ou simplement pour les appréciateurs des réalisations de la talentueuse Ana Mirallès, il existe une version collector de cet album, lequel a été livré avec un portfolio de six ex-libris inédits présentés dans une belle pochette en carton arborant un dessin de la Djinn.
/5Liens vers les critiques des tomes précédents de cette série:
Djinn Int.1 Cycle premier: L'intégrale
Djinn T.5 Africa
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