Critique 593 - I.R.$. T.9 Liaisons romaines
Synopsis du site de Le Lombard
Larry B. Max est décidément un bien étrange agent de l'I.R.S., le fisc américain ! Non content de lire les pensées des gens à travers des colonnes de chiffres, il lui arrive même d'y découvrir des pages oubliées de l'Histoire. Ainsi, sous les comptes off-shore de Markus Scailes, se cachent peut-être les conséquences d'un accord des plus secrets entre le Troisième Reich et le Vatican. Mais les comptes de la Curie romaine sont l'un de ses secrets les mieux gardés...
Le huitième tome de la série I.R.$. avait marqué un point tournant important dans la suite des aventures de Larry B. Max. En effet, cet album avait à la fois clôt le diptyque amorcé dans le T.7 intitulé Corporate America, et apporté une certaine forme de conclusion à l'histoire parallèle, ou le fil rouge si l'on veut, qui se déroulait entre le personnage de Kate Absynth et le protagoniste. Cette jeune femme à qui les auteurs n'avaient d'abord donné qu'un rôle de correspondante téléphonique à Larry, s'était alors vue rejoindre les autres acteurs principaux du récit sous les feux de la rampe, alors que la mystérieuse assassin l'ait choisie pour cible afin de capturer l'enquêteur du Internal Revenue Service.

Aujourd'hui libérée de sa prison dorée, Kate effectue un retour à sa vie précédente en tant qu'actrice de films hollywoodiens. Larry, quant à lui, est de nouveau au travail et, par un pouvoir conféré par les droits spéciaux acquis au niveau du monde imaginaire de la bande dessinée, enclenche une enquête sur un citoyen allemand résidant en Jamaïque. Ce pouvoir étendu spécial accordé par Stephen Desberg à l'agent, qui sans nul doute crée de nombreux jaloux chez les autres agents du département américain d'enquête sur les crimes fiscaux, le mène donc sur une nouvelle piste dont les traces remontent au début de la Deuxième Guerre Mondiale, jusqu'à l'état indépendant contenant la plus grande richesse du monde : la Cité du Vatican!

Toujours illustrée avec le même grand soin par Bernard Vrancken, puis mise en couleurs par Coquelicot, cette bande dessinée, aux événements quelque peu surprenants, offre, à l'instar des albums précédents de la série, une possibilité de lecture divertissante qui sera bien appréciée des amateurs de séries telles que Largo Winch et Imago Mundi. Hormis certains détails douteux présentés dans le récit, la première partie de cette nouvelle histoire du protagoniste devient rapidement captivante, au point tel qu'on ferme volontiers les yeux sur les aspects moins réalistes de l'album.

½ /5Lien vers la critique du tome précédent de la série I.R.$.:
I.R.$. T.8 La Guerre NoireAinsi que vers celles de quelques autres parutions signées Stephen Desberg:
Black Op T.3
Jimmy Tousseul (Les Nouvelles Aventures de) T.1 Blanc et Noir
Mic Mac Adam (Les Premières aventures de) Vol.3 Le Livre de Soufre
Rafales T.2 L'Évolution
Scorpion (Le) T.7 Au Nom du Père
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