Critique 645 - Tony Corso T.4 L'Affaire Kowalesky
Synopsis du site de Dargaud
Un journaliste, d'abord sévèrement passé à tabac, est ensuite assassiné par deux tueurs dans une villa de la côte. Le début d'une sale affaire qui, si elle explose, risque de faire du dégât jusqu'au sommet de l'Etat...
Petit détail : le journaliste, Denis Lambert, était sur le point de boucler un reportage explosif sur une affaire de corruption et de trafic d'influence compromettant un géant pharmaceutique français, un ancien chef d'état africain (Togo) et des hauts fonctionnaires français... Pour couronner le tout, le manuscrit destiné à un éditeur, dans lequel le journaliste balançait tout, a disparu. Vargas, l'éditeur, décide alors de faire appel au talent de Tony réputé efficace surtout quand il s'agit de rester discret sur les méthodes employées. Tony, amusé par l'aspect « roman noir » de l'affaire, accepte la proposition. Sa seule piste : un certain Kowalesky qui était l'indic du journaliste et qui se trouve dans une position délicate !
Avec son action se déroulant principalement dans la ville de Saint-Tropez, les albums relatant les enquêtes de Tony Corso permettent au lecteur de voguer dans l'underground de cette ville côtière du sud de la France, alors que le soleil et le glamour de l'environnement en fait un emplacement de choix pour de nombreux riches et célèbres. Or, cette localisation consiste aussi un lieu de premier choix pour un personnage qui accepterait d'effectuer des petits boulots délicats, tout en préservant un niveau de confidentialité des plus élevés pour ses clients. Ainsi, à travers son amie Anémone, Tony Corso se fait contacter par gens enchevêtrés dans des situations délicates, et ayant un grand besoin de son aide. Une aide qu'il accorde, certes, à un certain prix, qui pourrait parfois être aussi celui de sa vie...

Afin de capter immédiatement l'attention des lecteurs, le quatrième opus de cette excellente série de polars, scénarisés et réalisés par Olivier Berlion, démarre au quart de tour en lançant le récit d'une façon bien dramatique, alors qu'un journaliste se fait sévèrement passer à tabac par un trio de malfrats. Offert dans un style de dessin à la hauteur de celui que l'on a pu apprécier tout récemment dans Rosangella, sans toutefois avoir été rehaussé de couleurs directes, cet album mis en couleurs par Christian Favrelle permet de découvrir une intrigue fort bien ficelée, laquelle a été judicieusement saupoudrée d'un soupçon d'humour glissé dans des réparties bien amusantes.

En bref, voici le quatrième tome d'une série de polars bien solides qui, de par la qualité de l'intrigue, l'humour dans les dialogues, et les scènes d'action parfois bien intenses, plairont fort certainement à un grand nombre de lecteurs.
/5Liens vers les critiques de quelques autres tomes réalisés par Olivier Berlion:
Lie-de-vin
Rosangella
Tony Corso T.3 La Fortune de Warren Bullet
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