Critique 1061 - Alter Ego T.3 Darius et T.4 Park

Publié le par Philippe Grenier

Scénaristes : Pierre-Paul Renders & Denis Lapière
Direction artistique : Mathieu Reynès
Dessinateur : Efa (Ricard Fernandez)
Décoristes : Luca Erbetta & Marco Paschetta
Coloristes : Albertine Ralenti & Sébastien Hombel
Couverture : Reynès, Efa & Erbetta
Éditeur : Dupuis

Taille : Format normal
Dépôt Légal : 06/2011
ISBN : 978-2-8001-4881-6
Nb Pages : 64
Prix de détail : 19.95$ (11.95€)

Genre : Polar; Fiction



Présentation de l'éditeur
Après Fouad et Camille, c'est au tour de Darius d'entrer en scène. Electricien de son état, brave homme sans histoires résidant à Los Angeles, Darius s'évertue à protéger Bram, son voisin de palier. Jeune homme à la dérive, naviguant entre usage de stupéfi ants et fréquentations douteuses, ce dernier n'a rien d'un enfant de choeur.
Pourtant, Darius veille sur lui. Il n'est ni son père, ni son tuteur, mais une obligation secrète l'oblige à garder les yeux rivés sur Bram. Reste à comprendre pourquoi.
L'Humanité est sous contrôle. Aux quatre coins du monde, six individus sont confrontés à une découverte scientifi que d'une portée phénoménale. Sans le savoir, ils détiennent dorénavant notre liberté entre leurs mains.


Scénariste : Pierre-Paul Renders & Denis Lapière
Direction artistique : Mathieu Reynès
Dessinateur : Mathieu Reynès
Décoristes : Benjamin Benéteau & Luca Erbetta
Coloristes : Albertine Ralenti & Sébastien Hombel
Couverture : Reynès & Benéteau
Éditeur : Casterman
Collection : Grande Ligne

Taille : Format normal
Dépôt Légal : 08/2011
ISBN : 978-2-8001-4880-9
Nb Pages : 64
Prix de détail : 18.95$ (8.95€)

Genre : Humoristique; Jeunesse



Présentation de l'éditeur
Après Camille, Fouad et Darius, deux nouveaux personnages clés sur l'échiquier Alter Ego.
Aux quatre coins du monde, six individus sont confrontés à une découverte scientifique d'une portée phénoménale. Sans le savoir, ils détiennent dorénavant notre liberté entre leurs mains.


Il y a dizaine d'années, le scénariste Franck Giroud avait repoussé les limites du concept de lecture bidirectionnelle de l'album Nogenon de Benoît Peeters et François Schuiten en offrant à ses lecteurs une série de 10+1 tomes du Décalogue, lesquels pouvaient se lire dans l'ordre de parution, ou encore, à l'inverse pour respecter la chronologie des événements du récit. Plus récemment, le même auteur s'est lui-même dépassé en proposant, avec les quatre premiers opus de Quintett, un récit qui pouvait se lire selon 4 angles différents, et ce, toujours en suivant les parcours intrinsèquement liés des quatre protagonistes de la série. Une particularité intéressante de cette série est que les quatre premiers tomes peuvent être lus dans n'importe quel ordre, tout en demeurant très intéressants, et surtout, sans que le lecteur se sente perdu ou dépassé par les événements! smile

Pourquoi une telle introduction si ni Giroud, Peeters ou Schuiten ne sont auteurs de l'oeuvre actuellement sous les feux de la rampe? Eh bien, tout simplement pour la raison que les scénaristes Pierre-Paul Renders et Denis Lapière ont choisi de revisiter le style de construction scénaristique de la série Quintett, et ce, en proposant un ensemble de 6 albums à publication accélérée qui, selon la formule énoncée au 4e plat des tomes, peuvent être appréciés dans n'importe quel ordre, peu importe le moment de leur parution initiale. Leur conviction les pousse même à ne pas mettre de numéro au dos des albums, et à proposer les titres de la série dans un ordre différent d'un album à l'autre. Alors, puisque c'est ainsi, prêtons-nous au jeu, et analysons les deux albums de cette critique dans l'ordre aléatoire qu'ils ont été lus! wink

Le récit présenté dans Park, le 4e tome de la série selon l'ordre de parution, fait découvrir l'histoire étrange du protagoniste, lequel se trouve dans un lieu de villégiature, mais sans trop savoir pourquoi. Ce n'est qu'à la toute fin du tome que l'on découvre la motivation de sa présence en ce lieu, et par la même occasion, le fil rouge de la série. Autrement, du début du tome jusqu'à quelques pages avant la fin, le lecteur se questionnera sur le sens même de ce qui lui est présenté, et ce, malgré la déroute provoquée par les nombreuses scènes d'action introduites. Après avoir redéposé ce tome, le lecteur restera avec un sentiment de vide, sinon un questionnement quant ce qui aurait pu pousser les scénaristes à offrir si peu de développement concernant des personnages ayant autant d'impact sur le parcours de Park. Devions-nous les connaître déjà? D'où viennent-ils? Sont-ils importants? C'est à ce moment que l'on reconnaît l'un d'entre eux sur le dos de l'album... scratchhead

Passons au suivant, Darius, cette fois-ci le 3e tome de la série selon l'ordre de parution. Pour cet album, la construction du récit est un peu différente. Les auteurs s'amusent toujours avec la chronologie des événements, mais cette fois-ci, ils en viennent aux faits beaucoup plus tôt, et donc le fil rouge de la série peut davantage être apprécié. Un autre lien avec un tierce personnage est tissé, ce qui confirme du coup le modus operandi des auteurs. Donc davantage de considération au développement de personnages et surtout, de plus amples renseignements quant à la nature même du fil rouge. Aurait-il été plus intéressant de lire cet album avant Park? Définitivement! ok

Enfin, voilà deux albums différents, concernant deux protagonistes différents, mais reliés par un même sujet de fond, et apportant un plaisir de lecture plutôt inégal. Reste maintenant à voir si, à la lecture des six tomes, tous les mystères seront enfin élucidés... donnowhy

Park: ok no

Darius: ok ok ok

Publié dans Critiques

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