Critique 1031 - Radisson T.2 Mission à Onondaga

Publié le par Philippe Grenier

Scénariste : Jean-Sébastien Bérubé
Dessinateur : Jean-Sébastien Bérubé
Coloriste : Jean-Sébastien Bérubé
Éditeur : Glénat Québec

Taille : Format normal
Dépôt Légal : 09/2010
ISBN-13 : 978-2-923621-24-1
Nb Pages : 49
Prix de détail : 19.95$ (9.95€)

Genre : Aventure; Historique



Présentation de l'éditeur
Juin 1657. Voilà trois ans que Radisson est revenu en Nouvelle-France, et lorsque deux jésuites lui proposent de les guider au fort de Sainte-Marie-de-Gannentaha pour aller convertir les Iroquois, Radisson accepte. Accompagnés de quelques Français et familles huronnes, ils retrouvent un groupe d'Iroquois chargés de les mener à destination. Le voyage sera long, semé d'embûches, de traîtrises et de massacres. Parvenus au terme de leur périple, les jésuites découvriront qu'il n'est pas facile de cohabiter avec les Iroquois, mais surtout que ces derniers ont décidé de les éliminer... Radisson est explorateur, commerçant, aventurier et rebelle. Les Amérindiens du Nord le surnomment « Tête de porc-épic ». Il vit aussi bien parmi les Indiens de la Nouvelle-France que parmi les bourgeois aristocrates de Londres. Il s'adapte à toutes les cultures, moeurs et coutumes, mais en gardant son indépendance et sa liberté, ce qui fait de lui un homme résolument moderne.

Pour célébrer la nouvelle année 2011, soyons fous et lançons-nous dans une folle aventure: brisons le black-out médiatique imposé à cette excellente série par nul autre que son éditeur! donnowhy

Tout compte fait, c'est à ne rien y comprendre... Jacques Glénat a traversé l'océan pour venir ouvrir une filiale de sa maison d'édition à Montréal, soit Glénat Québec, afin de, semble-t-il, promouvoir la découverte des talents de la Belle Province auprès de toute la francophonie. Or, pour des raisons tout à fait incompréhensibles, chez cette maison d'édition québécoise, la responsabilité de médiatisation de leurs publications incomberait apparemment aux auteurs eux-mêmes plutôt qu'à l'éditeur!?! hein

Il est dit que le job d'un auteur, c'est d'écrire, et celui d'un éditeur, de vendre. En ce qui a trait à la participation de Jean-Sébastien Bérubé sur le dossier Radisson, il en fait certainement plus que sa part! Il scénarise d'abord une histoire, basée sur des recherches historiques approfondies, qui ne manquera pas d'intéresser tout amateur de bandes dessinées historico-sociologiques, pour ensuite l'illustrer en 46 planches standard avant de les mettre lui-même en couleurs. Une fois publiée, il ne manque aucune occasion de donner son temps afin de venir rencontrer ses lecteurs en séances de dédicaces, et pour couronner le tout, il propose, à même son blog, de vendre des exemplaires du deuxième tome pour éviter notamment aux européens d'attendre inutilement les trois mois de délai imposés à la mise en marché de l'album en sol européen. exclaim

Maintenant, pour en venir à l'album en tant que tel, il reprend l'épopée de Pierre-Esprit Radisson, quatre années après son évasion du clan Iroquois qui le retenait captif, alors qu'à 22 ans, il se rend pour la première fois au village Onondaga, en plein coeur de cette région instable du pays. De fait, depuis 1653, la paix est conclue entre les français et les Haudenosaunee, dans un traité qui inclut aussi les Hurons. Toutefois, toute raison a toujours été bonne pour que les Iroquois et les Hurons se fassent la guerre, et malheureusement, ce n'est pas ce traité qui changera quoi que ce soit... scared

Comme c'était le cas avec la construction du récit du premier volet intitulé Fils d'Iroquois, paru un an plus tôt, la mise en situation et la présentation des personnages ne se fait pas attendre dans Mission à Onondaga. De fait, l'artiste en vient rapidement au coeur du récit, en mettant l'emphase sur la tension qui cohabite au sein du groupe de voyageurs composé de français, de Hurons convertis à l'église des robes noires, et de guides Iroquois. Encore une fois, il propose un style de dessin expressif et détaillé dans lequel il ne lésine pas sur les détails au niveau des habits de ses personnages, des paysages parcourus, ainsi que des fortifications et diverses habitations autochtones. Le découpage et le style narratif de Jean-Sébastien Bérubé font en sorte de capturer l'attention des lecteurs dès le début du tome, et les laisse à la fois ravis de leur lecture à la fin de la page 49, et dotés d'un sentiment d'impatience envers la parution du prochain chapitre! smile

En bref, voilà un second excellent album qui vient confirmer la qualité de la série. À ne pas manquer! winkthumb

ok ok ok ok /5

Lien vers le blog de Jean-Sébastien Bérubé:
arrow Bérubédé

Publié dans Critiques

Commenter cet article

Allie 07/01/2011 03:21



Voilà une série que je compte bien lire cette année! L'histoire m'intéresse et le dessin est réussit il me semble.


Belle chronique en passant!



Philippe Grenier 07/01/2011 06:34



Merci pour votre commentaire   Bonne lecture!